القائمـة

القرآن الكريم


      وَمَا أَرْسَلْنَا قَبْلَكَ إِلاَّ رِجَالاً

نُّوحِي إِلَيْهِمْ فَاسْأَلُواْ أَهْلَ الذِّكْرِ

إِن كُنتُمْ لاَ تَعْلَمُونَ

"Demandez donc aux érudits du Livre, si vous ne savez pas." (Al-'Anbiyâ'.verset 7)

    



القبلة

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La riwaya de muslim fi sahihih, numéro 755 :

‏و حَدَّثَنَا ‏ ‏يَحْيَى بْنُ يَحْيَى ‏ ‏وَأَبُو الرَّبِيعِ الزَّهْرَانِيُّ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏يَحْيَى ‏ ‏أَخْبَرَنَا وَقَالَ ‏ ‏أَبُو الرَّبِيعِ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏طَاوُسٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏ ‏قَالَ ‏
‏أُمِرَ النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏أَنْ يَسْجُدَ عَلَى سَبْعَةٍ وَنُهِيَ أَنْ ‏ ‏يَكُفَّ ‏ ‏شَعْرَهُ وَثِيَابَهُ 

Ibn `Abbâs (radhiya allahu 'anhu) a dit : 

"Le Prophète  reçut l'ordre de se prosterner sur sept et de ne pas ramasser ses cheveux ni réunir les pans de ses vêtements".

Al bukhary rapporte plusieurs versions dont la numéro 767 fi kitabi-الأذان fi babi السجود على سبعة أعظم 

‏حَدَّثَنَا ‏ ‏قَبِيصَةُ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنَا ‏ ‏سُفْيَانُ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏طَاوُسٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏ 
‏أُمِرَ النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏أَنْ يَسْجُدَ عَلَى سَبْعَةِ أَعْضَاءٍ ‏ ‏وَلَا يَكُفَّ ‏ ‏شَعَرًا وَلَا ثَوْبًا الْجَبْهَةِ وَالْيَدَيْنِ وَالرُّكْبَتَيْنِ وَالرِّجْلَيْنِ

d'après ibn 'abbas radhiya allahu 'anhu, le prophète  a dit :
 
"On a ordonné au prophète  de se prosterner sur 7 os sans ramasser les cheveux ou le vêtement ; il s'agit du front, des mains, des genoux et des pieds.."


Cheikh Al-Albânî  dit dans "sifat Salat an-Nabiy "  :

Il  a dit à propos d'un homme qui priait les cheveux attachés (ma'quus) en arrière:

"Son exemple est vraiment comme celui qui prie les mains liées (maktuuf)/ c'est-à-dire : enroulé-tréssé (derrière son dos)." (1)

Il  ajouta:

"Ceci est la selle du diable"; c'est à dire où le diable s'assied, faisant référence au noeud dans les cheveux." (2)

(1) Muslim, Abû 'Awânah, Ibn Hibbân. -rahimahumullah ta'ala- Ibn al-Athîr  :

"La signification de ce hadith est que quand il a les cheveux lâchés, ils tombent à terre lors de la prosternation, l'homme aura la récompense de la prosternation par la prosternation de ses cheveux.

Cependant, si ses cheveux sont attachés, il est en effet comme celui qui ne s'est pas prosterné, car il le compare à quelqu'un qui a les mains liées parce qu'ainsi elles ne peuvent pas être posées à terre lors de la prosternation".

Je dis : qu'il semble que cette interdiction s'applique aux hommes et non aux femmes, comme l'a rapporté ash-Shawkâni d'après Ibn al-'Arabi  .

(2) Abû Dâwûd et Tirmidhi -rahimahumullah ta'ala- qui l'a rendu hasan, Ibn khuzayma et Ibn Hibbân -rahimahumullah ta'ala- l'ont authentifié (sahîh). Voir Sahîh Abî Dâwûd (653)

RahimakAllah  .

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany

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Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali

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La question :

Je suis père de dix enfants et j’habite depuis vingt ans chez ma belle-mère dans un appartement composé d’une chambre et d’une cuisine.

J’ai adressé plusieurs demandes aux autorités responsables afin d’obtenir un appartement, mais vainement.

L’un des amis de mon fils lui a proposé de lui céder un morceau de terre pris en charge par la Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance (CNEP) en avançant au bénéficiaire un crédit qu’il doit rembourser par des versements échelonnés avec un taux d’intérêt.

Quel est le jugement concernant le fait d’effectuer ce genre de transaction étant donné les conditions de vie qu’endure la famille ?

Et qu’Allah  vous rétribue du bien.

La réponse :

Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

Ceci dit :

L’emprunt qu’on fait des banques ou des établissements financiers actuels qui sont fondés sur la transaction usuraire est absolument illicite, conformément aux textes coraniques qui sont révélés au sujet de ce genre d’intérêt usuraire rapporté par les dettes, et ceux qui en usent ont reçu une annonce de guerre de la part d’Allah  et de Son Messager .

De plus, il y a une multitude de hadiths interdisant cet intérêt usuraire.

Cependant, ce genre [de jugement] d’illicéité absolue est permis par les ulémas en cas de nécessité occurrente ou de besoin extrême qui pousse la personne à recourir à ce genre d’acte, après qu’elle n’ait trouvé aucune autre issue afin de sortir de la gêne matérielle ou de l’embarras social, tels que le fait de subvenir à sa nourriture essentielle ou à celle de ses enfants en vue de repousser la famine, ou à l’habit et au foyer qui assurent sa protection, ou aux soins indispensables dont le défaut immédiat risquerait de causer l’évolution de la maladie ; ainsi que bien d’autres cas où la personne se trouve dans une situation, si elle n’est pas prise en considération, elle (la personne) serait certaine ou craindrait de perdre ses intérêts essentiels qui résident dans la préservation des cinq nécessités primordiales 
[1], à condition que la nécessité soit réelle et qu’elle ne soit ni imaginée ni prévue.

Quant au cas de nécessité, c’est la personne elle-même qui le juge selon sa foi.

Au cas où la nécessité serait réelle, le jugement d’illicéité s’annule à l’égard de la personne pour autant qu’elle puisse écarter cette nécessité, suivant les règles fondées sur les textes de la charia telles que :
« 
La nécessité autorise ce qui est interdit » ainsi que la règle : « La situation restreinte exige l’aisance », conformément au verset où Allah  dit :

وَمَا جَعَلَ عَلَيْكُمْ فِي الدِّينِ مِنْ حَرَجٍ-الحج: 78

Traduction du sens du verset :

et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion ﴿ [El-Hadj (Le Pèlerinage) : 78]

Ainsi que le verset :

مَا يُرِيدُ اللّهُ لِيَجْعَلَ عَلَيْكُم مِّنْ حَرَجٍ- المائدة: 6

Traduction du sens du verset :

Allah ne veut pas vous imposer quelque gêne ﴿ [El-Mâ'ida (La Table Servie) : 6].

En outre, je n’oublierai pas de mentionner que les nécessités et les cas de besoin, étant bien considérés, doivent être limités au besoin suivant la règle :
«
Les nécessités sont limitées au besoin » et la règle : « Après l’aisance, la restriction est rappliquée » ainsi que la règle : « Si le danger a cessé, l’interdiction est rappliquée ».

En dernier, si la personne procède à cet acte, elle doit toutefois le réprouver et en être courroucée sans abuser ni transgresser.

Allah, certes, est Pardonneur et Miséricordieux.   

Allah 
 sait mieux ce qui est correct et au-dessus de tout homme détenant la science il y a un savant plus docte que lui.

Notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.


Alger, le 26 Cha`bâne 1415 H,
correspondant au 28 janvier 1995 G.
[1]  La préservation de : la religion, l’âme, les biens, la raison et l’honneur. Note du traducteur.
http://www.ferkous.com/fra/Bi15.php

Cheikh Abou Abdil-Mou'az Mouhammad 'Ali Farkouss

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Mon comportement à la maison (à terminer de colorier)

 je demande la permission avant d'entrer
 j'obéis à mon père et à ma mère
 je respecte mon grand frère
 j'aide ma mère a la maison
 j'aide mon père a la maison
 je prends soin de ma maison et de ses objets
 j'ai un bon comportement a table
 j'offre un bon accueil aux visiteurs et invites
 j'aime et j'aide mon voisin
 je révise mes cours a la maison
 je me couche et me lève tôt
 je passe le salam en entrant et en sortant de la maison


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Rayon de soleil 33
La place de shaytan

Ahmad rapporte selon un homme parmi les compagnons que le Messager d'Allah  a interdit de s'asseoir entre le soleil et l'ombre (c'est à dire avoir une partie de son corps au soleil et l'autre moitié à l'ombre). Il dit :

"c'est l'emplacement de shaytan"
(al albany l'authentifié dans as - sahiha 838 et sahih al jami 6823). 
(tiré du livre "les djinns par l'imam as-suyuti)

mais aussi :

quelques Hadith interdisant de s'assoir entre le Soleil et l'Ombre.

Parmi ces Hadith, il y a celui authentifié par Cheikh Al Albani et rapporté par Abu Dawud N° 4821 dans ses Sunane au Chapitre : " L'interdiction de s'assoir entre l'ombre et le Soleil "

وعن أبي هريرة رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال:
(( إذا كان أحدكم في الفيء وفي رواية في الشمس فقلص عنه الظل فصار بعضه في الشمس وبعضه في الظل فليقم ))

Dans ce Hadith, il est mentionné que si un homme est assis à l'ombre, et que cet ombre vient à se rétrécir de sorte à ce qu'une partie du corps de cet individu se retrouve exposé au soleil et qu'une autre partie à l'ombre, Il est demandé à cet homme de se lever.

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Cheikh Abdul Muhssine Al Abbad explique que s'asseoir de cette manière est interdit.

Il est donc demandé à l'homme qui désire s'assoir de se mettre où totalement au soleil ou bien totalement à l'ombre, il ne doit donc pas s'assoir en ayant une partie de son corps au soleil et une autre à l'ombre.

Cheikh Al Albani a rapporté une autre version de ce Hadith dans lequel le messager d'Allah a interdit de s'assoir avec une partie du corps à l'ombre et une autre au soleil en precisant que cela est l'assise du Diable :

نهى - رسول الله صلى الله عليه وسلم - أن يجلس بين الضَّحِّ والظل وقال : مجلس الشيطان
–الصحيحة - حديث رقم -3110

Arrow Une personne pourrait se demander :

-L'interdiction mentionner dans ce hadith atteint-elle le degré du Haram ou cela est simplement Makrouh (detestable) ?

Cheikh Al Abbad est d'avis que l'interdiction mentionné dans ce Hadith atteint le degré du Haram car cette manière de s'assoir est semblable à celle du Diable.

-L'interdiction mentionné dans ce Hadith concerne t'elle uniquement l'assise ou concerne t'elle également celui qui marche ?

Cheikh Al Abbad explique que cela ne concerne que l'Assise.

Sources : Charh Sunane Abu Dawud Cours n°347 à partir de 1 H 05 Mn
Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr

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qesat_saead2.jpgQuestion : 

Comment le prédicateur doit-il être pour obtenir des résultats, et quelles sont les qualités requises pour que le prêche soit efficace et ait un impact sur les gens appelés à l’islam ?

Réponse : 

Le prédicateur efficace est celui qui s’appuie sur les preuves des Textes, patiente face aux épreuves, se dépense dans la propagation de l’islam quelles que soient les tentations, quelle que soit la fatigue que cela cause.

C’est quelqu’un qui ne faiblit pas lorsqu’une épreuve l’atteint, ou s’il entend une parole (blessante ou mensongère), mais il patiente et fait des efforts dans l’appel en utilisant tous les moyens, et en accordant une grande importance aux preuves des Textes et au bon comportement, afin que son appel repose sur une base solide, et soit agréé par Allah, Son Prophète et les croyants.

Il doit prendre garde à ne pas se laisser aller [à parler sans science] et ne pas dire à propos d’Allah ce qu’il ne sait pas.

Il doit accorder une attention particulière aux preuves des Textes, et prendre conscience lorsqu’il prend le chemin [de l’appel à l’islam], de la difficulté de la propagation de l’islam à travers les moyens de communication ou l’enseignement.

C’est lui le prédicateur efficace qui mérite les remerciements, et une place élevée auprès d’Allah, s’il fait tout cela sincèrement pour Allah.
 
Shaykh Ibn Bâz, Majmû’ Fatâwâ (3/230)
Traduit et publié par les Salafis de l’Est<...
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz

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Louange à Allâh Seigneur de l’univers, et que la bénédiction et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, le sceau des Prophètes et l’imam des pieux, ainsi que sur sa Famille et l’ensemble de ses Compagnons. 

[Sache] que l’unicité (At-Tawhîd), suivant la classification des gens de science, se divise en trois branches : 

 L’unicité de la seigneurie (At-tawhîd al-Rouboubîya). 
 L’unicité de l’adoration (At-tawhîd al-Oulouhîya). 
 L’unicité des noms et attributs (At-tawhîd al’assmâ’ was-siffâtt). 

Ces trois unicités concernant Allah qu’Il soit exalté- s’insèrent dans une définition globale qui est : l’unicité d’Allâh dans tout ce qui Lui est spécifique. 


La première branche : l’Unicité de la Seigneurie

Elle consiste en l’unicité d’Allâh dans la création, la royauté, et le commandement. 

 [Premièrement] : L’unicité d’Allâh dans la création

Allâh, est le seul Créateur, nul créateur autre que Lui.

En effet, Allâh dit : 

[Existe-t-il en dehors d’Allâh, un créateur qui du ciel et de la terre vous attribue votre subsistance ? Point de divinité à part Lui ! Comment pouvez-vous vous détourner (de cette vérité)] (sourate Fâtir verset 3)

Il dit aussi, en mettant en évidence la nullité des divinités des mécréants : 

[Celui qui crée est-il semblable à celui qui ne crée rien ? Ne vous souvenez-vous donc pas ?]  (Sourate An-Nahl verset 17)

Ainsi, Allâh est le seul Créateur : 

[Et qui a créé toute chose en lui donnant sa juste proportion] (sourate Al-Furquâne verset 2)

Sa création englobe, également, les actes produits par ses créatures.

Ainsi, la parfaite croyance au destin intègre le fait de croire que le Créateur des serviteurs a aussi créé leurs actes.

En effet, le Très-Haut dit : 

[Alors que c’est Allah qui vous a créés, vous et ce que vous faites] (sourate As-Saffât verset 96). 

On explique cela, d’un côté, par le fait que les actes du serviteur font partie de ses caractéristiques.

De même, le serviteur est une créature d’Allâh, donc le créateur d’une chose est par implication le créateur de sa caractéristique. 

On observe, d’un autre côté, que l’acte du serviteur survient à la suite d’une ferme volonté et d’une capacité totale qui sont toutes les deux des créations d’Allâh.

Donc, le Créateur de la cause fondamentale (la volonté et la capacité) est aussi le Créateur de la conséquence (les actes). 

Si tu venais à dire : comment peux-tu affirmer qu’Allâh Seul est l’unique Créateur alors que le fait de créer peut s’appliquer pour autre qu’Allâh comme le prouve Sa parole (qu’Il soit exalté) : 

[Gloire à Allâh le Meilleur des créateurs !] (sourate El-Mou’minoun verset 14). 

Aussi, comme le prouve la parole du Prophète  صلى الله عليه وسلم à propos des dessinateurs : « Il leur sera dit : « Donnez vie à ce que vous avez créé ». 

La réponse, à cela, est qu’un autre qu’Allâh ne peut réaliser une création comparable à la Sienne.

En effet, il lui est impossible de créer à partir du néant ou de faire ressusciter le mort.

Certes, la création d’un autre qu’Allâh consiste, plutôt, au changement et au transfert d’un état d’une chose à un autre, et cette chose reste, malgré cela, la création d’Allâh -Gloire et pureté à Lui. 

Le dessinateur, par exemple lorsqu’il dessine, ne crée rien, si ce n’est qu’il change l’état d’un élément en un autre, comme le changement d’un morceau d’argile en sculpture d’oiseau ou en un dromadaire ou encore le changement produit par la coloration d’un morceau de papier blanc en un dessin colorié.

Et toutes les encres utilisées font, aussi, parties de la création d’Allâh -Gloire et pureté à Lui.

Voici, donc, la différence entre la création d’Allâh et celle des créatures. 

En conclusion de ce que nous avons démontré ; nous disons, donc, que Seul Allâh possède l’aptitude de créer et ceci est un caractère propre à Lui. 

 [Deuxièmement] : L’unicité d’Allâh dans la royauté

En effet, seul Allâh est le Roi de toutes choses comme Allâh dit : 

[Beni soit celui dans la Main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent] (sourate Al-Mulk verset 1). 

Et Allâh (qu’Il soit exalté) dit : 

[Dis : Qui détient dans Sa Main la royauté absolue de toute chose, et qui protège et n’a pas besoin d’être protégé ?] (sourate Al-Mou’minoun verset 88). 

Et dans Sa parole (qu’Il soit exalté) : 

[…Qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent…] (sourate Al-Ma’ârij verset 30) etc. 

Et bien d’autres textes démontrant qu’autre qu’Allah possède la royauté. 

Cependant, cette possession n’est pas comparable à celle d’Allâh.

C’est en réalité une possession réduite et limitée. 

C’est une possession réduite, d’une part, car elle n’est pas globale. En effet, la demeure de Zeïd n’est pas la possession de ‘Amr et réciproquement, la demeure de ‘Amr n’est pas celle de Zeïd. 

D’autre part, c’est une possession limitée du fait que la personne ne peut profiter de sa possession que selon les critères qu’Allâh lui a accordés.

C’est pour cela que le Prophète 
صلى الله عليه وسلم interdit la dépense inutile de l’argent.

Aussi, Allâh (qu’Il soit exalté) dit : 

[Et ne confiez pas aux incapables vos biens dont Allâh a fait votre subsistance.] (sourate An-Nissâ’ verset 5). 

Ceci est une preuve évidente que la possession humaine est une possession réduite et limitée, à la différence de la possession d’Allâh, qui est une possession globale et absolue, et Il (en) fait ce qu’Il veut : 

[Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait, mais ce sont eux qui devront rendre des comptes] (sourate An-Anbiyâ’ verset 23). 

 [Troisièmement] L’unicité d’Allâh dans le commandement

Allâh est unique dans le commandement et à Lui revient toute chose.

Il dirige la création et toute affaire concernant les cieux et la terre.

Comme Allâh dit : 

[…La création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui. Toute gloire à Allâh, Seigneur de l’univers] (sourate Al-A’râf verset 54). 

Ce commandement est un commandement global. Rien ne peut Lui échapper, ni s’y opposer.

Contrairement au commandement de certaines créatures, telle la personne au niveau de ses biens, ses enfants, ses serviteurs, etc. qui est un commandement restreint, réduit, limité et non absolu. 

Ainsi, par le biais de cette explication, s’est éclaircie la véracité de notre définition : l’unicité d’Allâh dans la Seigneurie est l’unicité d’Allâh dans la création, la royauté et le commandement. 


La deuxième branche l’Unicité de l'adoration

Elle consiste à vouer l’adoration à Allâh Seul.

Pour cela, l’homme n’adore aucune autre entité avec Allâh et ne doit pas accomplir des actes le rapprochant d’autre qu’Allâh comme il le ferait à l’égard d’Allâh. 
 
C’est ce type d’unicité dans lequel se sont égarés les polythéistes que combattit le Prophète salAllahou 3aleyhi wa Sallam et dont il rendit licite leurs femmes, leurs enfants, leurs biens, leurs terres et leurs demeures. 

Et c’est pour ce type d’unicité que furent envoyés les Prophètes et révélés les livres en toute corrélation avec l’unicité de la Seigneurie et l’unicité des Noms et Attributs. 

Cependant, les Messagers se sont le plus souvent appliqués à traiter l’unicité de l’adoration de leur peuple.

De telle sorte que l’homme ne voue
aucune adoration à autres qu’Allâh, pour autant qu’il soit un ange rapproché, un prophète envoyé, un saint vertueux ou à quoi que ce soit d'autres parmi les créatures ; car l’adoration n’est valable que lorsqu’elle est vouée à Allâh.

Quiconque manque à cette unicité n’est qu’un polythéiste mécréant, même s’il reconnaît l’unicité de la Seigneurie et celle des Noms et Attributs. 

Par exemple, si un homme croit qu’Allâh est le Créateur, le Roi, le Dirigeant de toute chose, et qu’à Lui Seul revient de droit Ses Noms et Attributs, mais il adore en dehors d’Allâh autre que Lui ; alors sa croyance en l’unicité de la Seigneurie et des Noms et Attributs ne lui sera
pas bénéfique.

De plus, si nous supposons qu’un homme admet, totalement, l’unicité de la Seigneurie et des Noms et Attributs, mais il se dirige auprès d’une tombe pour adorer celui qui s’y repose ou pour lui émettre des vœux afin qu’il s’en approche ; sache, que cet homme est un polythéiste mécréant destiné éternellement à l’enfer. 

En effet, Allâh (qu’Il soit exalté) a dit :

[
Quiconque associe à Allah (d’autres divinités,) Allah lui interdit le Paradis et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs !] (sourate Al-Mâidah verset 72).

Parmi les évidences, pour tous ceux qui ont lu le Coran, est le fait que les polythéistes qui ont été combattus par le Prophète salAllahou 3aleyhi wa Sallam, dont le sang et les biens ont été rendus licites, dont les femmes et enfants ont été capturés et dont les terres ont été confisquées, admettaient, sans le moindre doute, qu’Allâh Seul est le Seigneur et le Créateur. 

Mais, comme ils adoraient d’autres divinités avec Allâh, ils devinrent, dès lors, des polythéistes dont le sang et les biens furent rendus licites.

                      

La troisième branche :
l’Unicité des Noms et Attributs

Elle consiste à reconnaître l’unicité d’Allâh dans ce qu’Il s’est nommé et dans la description qu’Il s’est faite dans Son livre ou selon les paroles de Son Prophète . 

Et ceci n’est possible que par la confirmation de ce qu’Allâh a confirmé pour Lui-même,
sans détournement du sens (At-tahrîf) [C’est le fait de changer le sens du mot ou complètement son étymologie et de remplacer le sens apparent du mot en un sens métaphorique ou figuré.

(NdT)]
des Noms et Attributs, sans annulation (At-ta’ttîl),[C’est la non-confirmation totale ou partielle de ce qu’Allâh S’est attribué comme Noms ou Attributs ou ce que Son Prophète salAllahou 3aleyhi wa Sallam lui a attribué.

(NdT)]
sans chercher le « comment » (At-takîyf) [C’est le fait de dire dans son cœur ou avec sa langue, que le « comment » des Attributs d’Allâh sont comme-ci ou comme-ça ou le fait de demander comment est cet Attribut etc…

(NdT)]
et sans anthropomorphisme (At-tamthîl)[Tendance à attribuer à Allâh des caractéristiques propres aux êtres humains.] C’est le fait de dire dans son cœur ou avec sa langue que les Attributs d’Allâh sont comme ceux de Ses créatures. (NdT)].

De ce fait, il faut, absolument, avoir la ferme croyance en tout Nom par lequel Allâh s’est nommé et Attribut par lequel Il s’est décrit, et en prenant cela au sens apparent et non au sens figuré, tout en évitant de chercher le « comment » et l’anthropomorphisme.

Aussi, cette branche de l’unicité est celle où se sont égarées plusieurs sectes de cette communauté ayant pour direction la Kaaba[C’est la Maison Antique qui fut bâtie par les prophètes Ibrâhîm et Isma’îl-sur eux la paix- qui se trouve à la Mecque et qui est prise pour direction dans notre prière. (NdT)]

Elles se sont divisées de manières différentes : parmi elles, il y a celles qui ont exagéré dans la négation (An-nafîy) et la purification (At-tanzîh). L’exagération est telle qu’elle les fait sortir de l’Islam. D’autres ont moyennement exagéré et d’autres sont proches des gens de la Sunna [Les gens de la Sunna (Ahl us-Sunna) : ce terme désigne ceux qui se réclament de la tradition du Prophète Muhammad salAllahou 3aleyhi wa Sallam, par opposition aux gens de l’innovation ( Ahl ul-bid’a). (NdT)].

Toutefois, la voie des prédécesseurs (As-Salaf) ,[Les Salafs sont tous ceux qui nous ont précédés dans la foi et le suivi du Prophète salAllahou 3aleyhi wa Sallam.

Par ailleurs, cette notion fait particulièrement référence aux Compagnons et ceux qui les ont suivis de la meilleure manière dans une période délimitée de trois siècles.

Comme, il est évoqué dans le centième verset de la sourate At-Tawbah, et comme le rapporte ‘Imrân Ibn Houssayn -qu’Allâh l’agréé- qui disait : le Prophète salAllahou 3aleyhi wa Sallam a dit :

« Les meilleurs d’entre vous sont mes contemporains, puis leurs successeurs, puis les successeurs de ceux-ci… »

(rapporté par Boukhâry et Mouslim).

Ainsi, il est de notre devoir de les suivre dans toutes nos adorations et dans la croyance notamment.

(NdT)]
dans cette unicité, consistait à nommer et à décrire Allâh par les Noms et Attributs par lesquels Il s’est nommés ou décrits et cela au sens apparent sans les dévier de leur vrai sens, ni les annuler, ni chercher leur « comment » et enfin sans anthropomorphisme.

Par exemple, Allâh s’est nommé par le Vivant et Al-Quayyoum .

[
Al-Qayyoum a deux significations : D’une part, Celui qui subsiste par Lui-même et se passe de tout autre que Lui parmi la création, et d’autre part Celui qui veille à l’existence et à la pérennité de toute chose et dont ne peut se passer la création. (NdT)]

Il est de notre devoir de croire que le Vivant et Al-Quayyoum sont des Noms parmi les Noms d’Allâh.

Aussi, il nous est
obligatoire de croire tout ce qu’implique ce Nom comme un attribut désignant la vie absolue qui ne fut pas précédée par le néant et qui n’a pas de fin.

Allâh S’est, aussi, nommé l’Audient et l’Omniscient.

Il nous est, alors,
obligatoire de croire, non seulement, que l’Audient (Celui qui entend tout) est un Nom parmi les Noms d’Allâh, mais aussi, que l’ouïe est un de Ses attributs et il nous est aussi demandé de croire qu’Il entend.
 
En effet, c’est exactement ce qui implique ce Nom et cet Attribut.

Car être Audient sans ouïe ou posséder une ouïe sans avoir la capacité d’entendre les sons est
une chose impossible [Cheikh Al’Othaymîne -qu’Allâh lui fasse miséricorde- évoque ces contradictions car en effet des sectes dissidentes de cette communauté ont expliqué les Noms et les Attributs d’Allâh de cette façon les éloignant ainsi de la vraie croyance en ces Noms et ces Attributs comme l’ont compris les gens de la Sunna. (NdT)]

Observons un autre exemple : Allâh a dit :

[
Et les juifs disent : « La Main d’Allah est fermée ! » Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l’avoir dit. Au contraire, Ses deux Mains sont largement ouvertes : Il distribue Ses dons comme Il veut…] (sourate Al-Mâidah verset 64).

Allâh a, donc, dit dans le verset précédent:

[…Au contraire, Ses deux Mains sont largement ouvertes…] (sourate Al-Mâidah verset 64).
  
Il a, donc, affirmé pour Lui-même qu’Il possède deux Mains décrites par la largesse qui signifie la large donation. 

Il nous est, alors, obligé de croire qu’Allâh possède deux Mains largement ouvertes de donations et de bienfaits. 

Cependant, il nous est
interdit d’essayer par l’intermédiaire de notre raison, notre imagination ou notre langue de décrire le « comment » de Ses deux Mains et de Les comparer avec les mains des créatures. Car Allâh dit :

[
… Il n’y a rien qui Lui ressemble et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant.(sourate As-Shourâ verset 11).

Il dit aussi :  

[
Dis : « Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes (les grands péchés) tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l’agression sans droit et d’associer à Allah ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas. »] (sourate Al-A’râf verset 33).

Ainsi que :

[
Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. L’ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé.] (sourate Al-Isrâ’ verset 36).

Quiconque compare les Mains d’Allâh avec les mains des créatures aura, donc,
démenti la Parole divine :

[
… Il n’y a rien qui Lui ressemble et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant.] (sourate As-Shourâ verset 11).

Et, il aura certes désobéi à Allâh, car Il dit :

[
N’attribuez pas à Allah des exemples…(sourate An-Nahl verset 74).

Et quiconque décrit leurs formes en affirmant qu’elles ont une description particulière, et quelque soit cette description, aura, certes, parlé sur Allâh sans science et aura poursuivi ce dont il n’a aucune connaissance.

Observons un autre exemple : celui de l’établissement (Al-istiwâ’) d’Allâh au-dessus de Son Trône. 

En effet, Allâh a confirmé pour Lui-même qu’Il s’est établi au-dessus de Son Trône dans sept passages de Son livre.

[se trouvent ,dans l’ordre, dans la sourate Al-A’râf verset 54, puis dans la sourate Younous verset 3, puis dans la sourate Ar-Ra’d verset 2, puis dans la sourate Tâ-Hâ verset 5, puis dans la sourate Al-Fourqâne verset 59, puis dans la sourate As-Sajda verset 4 et enfin dans la sourate Al-Hadîd verset 4 également. (NdT)]

Et dans tous les passages, ce fut le verbe « établir » (Istawâ) qui fut employé.

Et si nous revenions à la signification de « istiwâ’ » dans la langue arabe, nous constatons que s’il devient transitif par la préposition « au-dessus » (‘Alâ ), il ne peut, alors, signifier que la hauteur et l’élévation. 

Par conséquent, la signification de la Parole divine

[
Le Tout Miséricordieux S’est établi « Istawâ » au-dessus du Trône.] (sourate Tâ-Hâ verset 5).
  
Ainsi que la signification de tous les versets qui sont similaires à celui-ci est alors : S’est élevé au-dessus de Son Trône.

Une « élévation particulière » qui est différente de « l’élévation générale » au-dessus de Ses créatures.
[L’auteur distingue ici entre l’élévation générale (Al-‘Ulûw ul-Âm), qui désigne le fait qu’Allâh est au-dessus de Ses créatures et l’élévation particulière (Al-‘Ulûw ul-Khâss) qui fait référence à Son élévation au-dessus du Trône. (NdT)]

Cette élévation est confirmée au sujet d’Allâh, et cela au sens apparent du terme. 

Il S’est élevé au-dessus de Son Trône d’une élévation qui Lui est propre. 

En effet, elle ne ressemble point à l’installation de l’humain au-dessus de son lit, ni au-dessus des bestiaux et ni au-dessus d’une embarcation comme Allâh l’a évoqué dans ce verset :

[
…Et a fait pour vous, des vaisseaux, des bestiaux et des montures, afin que vous vous installiez sur leurs dos, et qu’ensuite, après vous y être installés, vous vous rappeliez le bienfait de votre Seigneur et que vous disiez : « Gloire à Celui qui nous a soumis tout cela alors que nous n’étions pas capables de les dominer. C’est vers notre Seigneur que nous retournerons(sourate Az-Zukhruf les versets 12, 13 et 14).

Aura, certes,
commis une immense erreur celui qui dit : la signification de « S’est établi (Istawâ) au-dessus de Son Trône » est « a pris le pouvoir (Istawlâ) sur le Trône », car cela est un détournement du sens des mots et vient en contradiction avec le consensus des Compagnons du Prophète salAllahou 3aleyhi wa Sallam et de ceux qui les ont suivis de la meilleure manière. 

Cela induit, aussi, de fausses implications qu’il est impossible au croyant de prononcer au sujet d’Allâh -Gloire à Lui.
 
En effet, le Noble Coran a été révélé, sans le moindre doute, en langue arabe, comme le dit le Très-Haut :

[
Nous l’avons fait descendre, un coran en (langue) arabe, afin que vous raisonniez] (sourate Yousouf verset 2).
 
De même, le Très-Haut a dit :

[
Et l’Esprit fidèle est descendu avec cela (le Coran) sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs, en une langue arabe très claire] (sourate As-Shu’arâ’ les versets 193, 194 et 195).

L’expression « S’est établi (Istawâ) au-dessus de » implique dans la langue arabe l’élévation et l’installation. C’est, donc, la signification propre du mot. 

Ainsi, l’expression « S’est établi au-dessus du Trône » signifie, donc, « S’est élevé au-dessus ». C’est une élévation particulière et qui sied à Sa Majesté et à Son Immensité. 

Par ailleurs, si nous interprétons « s’est établi au-dessus » par « a pris le pouvoir sur », nous aurons, dès lors, déformé le sens des mots. La cause est que nous avons détourné la signification d’élévation, qui est le sens apparent dans la langue du Coran, en celle de la prise de pouvoir.

De plus, les prédécesseurs (As-Salaf) et ceux qui les ont suivis de la meilleure manière sont unanimes sur cette signification. Et cela d’autant plus qu’il ne nous est pas parvenu une seule parole, de leur part, indiquant le contraire. 

De même, si un mot est évoqué dans le Coran et la Sunna, 
[La Sunna, chez les savants du hadith, consiste en ce qui a été rapporté des actes du Prophète Muhammad salAllahou 3aleyhi wa Sallam, de ses paroles, de ses silences (son silence devant une situation particulière a valeur d’approbation), de ses caractéristiques physiques et morales, ses faits et gestes et de sa vie.

(NdT)] et qu’aucune explication contraire au sens apparent de ce mot nous est parvenue de la part des pieux prédécesseurs, alors, le principe veut qu’ils aient laissé ce mot dans sa première signification et qu’ils aient cru en tout ce que ce mot impliquait comme sens. 

Et pour cette raison, si jamais quelqu’un venait à nous dire : avez-vous une parole claire de la part des prédécesseurs prouvant qu’ils ont interprété « s’est établi » par « s’est élevé » ?

Nous lui répondrions alors : « Oui, cela nous a été rapporté de leur part ».[Comme il est rapporté, entre autre, dans le recueil de hadiths authentiques, As-Sahih Al-Boukhâry. (NdT)] Cependant, si nous supposions que cela n’ait pas été rapporté de façon claire, alors, le principe, concernant les mots du Coran et de la Sunna prophétique, est qu’ils gardent le sens apparent que leur donne la langue arabe 
Quant aux fausses déductions qu’impliquent l’interprétation de « s’est établi » par « a pris le pouvoir » (sont claires) si nous méditons la Parole du Très-Haut :

[Votre Seigneur, c’est Allah, qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis S’est élevé « Istiwâ » sur le Trône] (sourate Al-A’râf verset 54)
  
Ainsi, si nous disons que « S’est élevé» possède le sens de « a pris le pouvoir », cela induit que le Trône n’était pas en Sa possession avant la création des cieux et de la terre, car Il a dit :

[
Qui a créé puis S’est élevé « Istiwâ » sur le Trône].

Car si tu dis : « puis a pris possession » cela induit que le Trône n’était pas en la possession d’Allâh avant la création des cieux et de la terre et ni lors de leur création. 
 
De plus, si nous prenions cette explication, il nous faudrait, alors, authentifier cette formule, selon laquelle Allâh a pris le pouvoir sur la terre et sur n’importe quelle de ses créatures et authentifier toutes les formules (du même style) que l’on pourrait imaginer ou prononcer. 

Cette parole est, sans le moindre doute, une fausse explication qui ne correspond point à Allâh -Gloire à Lui. 

Enfin, d’après ce que nous avons vu, il nous a été, donc, démontré que l’explication de « l’élévation » (Istiwâ’) par « la prise de possession » (Istîlâ’) conduit à une double transgression :

- Premièrement : le détournement du sens des mots. 
- Deuxièmement : la description d’Allâh par ce qui ne Lui correspond pas.

Source :
Tiré du livre l'Unicité la signification des deux témoignages et le jugement concernant le suivi du prophète salAllahou 3aleyhi wa Sallam de shaykh Mouhammad ibn Sâlih Al 'Outhaymîne rahimahouLLah
                                                           Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine

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