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بسم الله الرحمن الرحيم

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الْمُسْتًمَدُ مِنَ الْكِتَابِ وَالسُّنَّة

بِفَهْمِ سَلَفِ الأُمَّة

 

La science légiférée

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Depuis quelques temps déjà, nous entendons évoquer la notion de jeûne médical ou jeûne thérapeutique comme nouvelle approche de traitement, complémentaire voire alternative à la médecine conventionnelle.

 

Quels sont ses principes, ses bénéfices mais aussi ses dangers ?

 

Ce jeûne est-il à distinguer du jeûne légiféré ?

 

Est-il adapté à tous ou bien ne s’adresse-t-il qu’à une catégorie particulière de malades ?

 

Nous allons tenter ci-après d’apporter quelques éléments de réponse si Allah, gloire et pureté à Lui, le veut.

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La diète ou jeûne préventif

 

De manière générale, les approches thérapeutiques se distinguent entre :


- celles qui appellent à l’absorption d’une substance (aliment, médicament…)

- celles qui rendent nécessaire l’extraction d’une substance (hijama, laxatif, vomitif, diurétique…)

- celles qui enjoignent l’éviction d’une substance

 

Ce qui nous intéresse ici est bien évidemment ce qui appelle à l’éviction d’une ou plusieurs substances sur une durée plus ou moins longue.

 

Ceci est le principe de la diète qui peut ainsi être à visée préventive ou bien curative.

 

Ibn Al Qayyim dit à ce sujet :

 

« La diète est de deux types : l’abstinence de tout ce qui entraîne la maladie ; et l’abstinence de tout ce qui l’augmente, afin qu’elle reste telle qu’elle est.

La première est la diète des gens en bonne santé ; et la deuxième, celle des malades, car si le malade est à la diète, sa maladie cesse de s’aggraver et ses forces la repoussent »

At-Tib an-Nabawi (p88).

 

« l’abstinence de tout ce qui entraîne la maladie…la diète des gens en bonne santé »

 

Ceci est le principe de la prévention primaire qui consiste à encourager le délaissement de certaines substances mais aussi de certains comportements dits à risques afin de prévenir l’apparition de maladies. Par ce principe, nous appelons, par exemple, à :


- diminuer la consommation de sucres rapides et de graisses insaturées : chocolat, confiserie, pâtisserie, viennoiserie, fritures, beurre, crème fraîche, fromage, charcuterie… afin de prévenir l’apparition d’un diabète de type2 ou encore d’une hypercholestérolémie pourvoyeuse de maladies cardiovasculaires…

- bannir la consommation de denrées nocives dans l’absolu : tabac et dérivés, alcool…

- éviter certaines associations alimentaires nuisibles au long cours : café et lait, poisson et laitage…

 

« l’abstinence de tout ce qui l’augmente… car si le malade est à la diète, sa maladie cesse de s’aggraver et ses forces la repoussent »

 

Il est question ici de trois principes :

 

BUL033 la diète en tant que prévention secondaire qui consiste à exclure ou réduire certaines substances afin d’éviter la récidive d’une maladie :


- limiter l’apport en protéines animales (viandes, laitages, charcuterie…) en cas de crise de goutte afin de prévenir sa récidive

- exclure une denrée en cas d’épisode immuno-allergique avéré (crise d’asthme, œdème de Quincke, urticaire…)

 

BUL033 la diète en tant que prévention dite tertiaire qui consiste à limiter ou exclure des denrées afin de prévenir l’aggravation d’une maladie :


- limiter l’apport en sel en cas d’hypertension artérielle

- limiter l’apport en sucres et surtout en gras en cas de diabète

- limiter la consommation de thé en cas d’anémie prononcée

- limiter les aliments riches en fibres en cas de maladies inflammatoires des intestins en poussée

 

BUL033 la diète, curative, en tant que traitement à part entière, destinée à aider l’organisme à se défendre et à résoudre un état de maladie.

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La diète curative ou, plus communément, le jeûne curatif

 

Il se caractérise par son objectif curatif et par sa nature plus restrictive que la diète préventive.

 

Ibn Al Qayyim dit à ce sujet :

 

« le jeûne est un bouclier contre les maladies de l’âme, du cœur et du corps, et ses bienfaits sont innombrables.

Il a un effet étonnant dans la préservation de la santé, il dissout les excédents et empêche l’âme de consommer ce qui lui nuit, surtout s’il est appliqué avec modération et objectif, aux meilleurs moments religieux, et en fonction du besoin du corps »

At-Tib An-Nabawi (p273).

 

Intéressons-nous à ce passage : « il a un effet étonnant dans la préservation de la santé…il dissout les excédents…surtout s’il est appliqué avec modération et objectif, aux meilleurs moments religieux, et en fonction du besoin du corps »

 

« avec modération », le jeûne est une thérapeutique difficile et contre-nature car le corps n’est pas habitué à la privation mais nécessite au contraire d’être nourri et entretenu pour assurer sa pérennité. Tout ce qui peut l’affaiblir doit donc être utilisé avec mesure de telle sorte que le bénéfice attendu soit supérieur au maléfice encouru. C’est ainsi que le jeûne total (abstinence d’eau et d’aliment) et prolongé (plus de 48h) est nocif et prohibé car la vie est menacée.

 

Quant au jeûne légiféré, il allie avec sagesse l’abstinence et sa rupture.

 

Allah ta’âla dit (traductions rapprochées) : 

 

« Ne soyez pas la cause de votre propre perte » S2V195

 

et

 

« Ne provoquez pas votre propre mort » S4V29

 

« et objectif », le jeûne à visée thérapeutique doit être motivé par un but. Il doit donc s’établir sur des éléments scientifiques attestant de son intérêt, de sa nature et de sa durée. Il doit aussi faire l’objet d’une observation et d’un suivi par le professionnel l’ayant prescrit afin qu’il s’assure que le ou les objectifs sont atteints. Il ne doit donc en aucun cas être entrepris sans clairvoyance sur le sujet.

 

« aux meilleurs moments religieux », ceci est un point important car avant d’inviter au jeûne médical, il faut d’abord encourager le jeûne légiféré ! Le jeûne du lundi et jeudi, le jeûne des 13e, 14e et 15e jour du calendrier lunaire voire aussi le jeûne de Dâwûd (salutations d’Allah sur lui) qui consiste à jeûner un jour sur deux ! Nul doute, en tant que croyants, que le jeûne légiféré doit être privilégié car il est un remède pour le corps mais aussi pour le cœur et la source d’une rétribution majeure. Enfin, il ne faut pas oublier le jeûne obligatoire du Ramadan.

 

Ainsi, il faut inviter à la préservation du jeûne légiféré puis des jeûnes dits thérapeutiques si nécessaire.

 

Pourtant nombreux sont ceux et celles qui s’adonnent, par la grâce d’Allah, à ces jeûnes légiférés, et plus particulièrement le jeûne du Ramadan, sans pour autant être les témoins de ses effets sur la santé, pour quelle(s) raison(s) ?

 

Malheureusement, la rupture du jeûne est le plus souvent accompagnée d’une consommation excessive de denrées hypercaloriques et inadaptées. Ces repas festifs, habituellement préparés dans la plupart des foyers observant le jeûne, expliquent, au moins en partie, la perte du bénéfice thérapeutique.

 

« en fonction du besoin du corps », en effet, tous les corps sont différents et tous ne sont pas habilités à supporter et à tirer profit de telle ou telle privation alimentaire. Ceci introduit la notion d’indication et de contre-indication à ces jeûnes.

 

« il dissout les excédents », comme nous le verrons, les meilleurs candidats à ce type de jeûne sont les individus présentant une pathologie de surcharge (surpoids, diabète, hypertension artérielle, athérosclérose…) ou une pathologie inflammatoire chronique (cancer, maladie auto-immune, rhumatisme, immuno-allergie…) et ne présentant pas de carence significative (anémie sévère, dénutrition…).

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Approche scientifique du jeûne thérapeutique

 

BUL033 Son principe

 

Depuis près d’un demi-siècle, nombreux sont les praticiens et les chercheurs ayant exploré, vérifié puis recommandé le recours au jeûne dans un but curatif.

 

- certains préconisent une diète totale en n’autorisant que l’absorption d’eau, les pionniers du jeûne dit « de l’eau » furent les russes. Les Pr Kokosov et Pr Maximov en démontrèrent les divers bénéfices dès les années 1970

- tandis que d’autres recommandent l’association de l’eau à des compléments de vitamines et d’oligo-éléments

- quant au jeûne dit de Buchinger, il associe l’eau à un régime hypocalorique sévère de 250calories/jour (jus de fruits et compote) qui permet d’atténuer les symptômes désagréables liés à la crise de céto-acidose (nausée, douleur abdominale…) observés durant les trois premiers jours d’un jeûne exclusif à l’eau

 

Généralement, le jeûne curatif est précédé par 3-4jours de préparation durant lesquels la prise alimentaire est réduite à moins de 500calories/jours en privilégiant fruits et légumes. De même, un traitement laxatif est prescrit afin de préparer le tube digestif à sa détoxification.

 

Puis le jeûne est entrepris, exclusif à l’eau/avec apports en vitamines et oligoéléments/sous forme d’un régime hypocalorique sévère, durant une durée allant de 2 à 40jours et une moyenne d’une semaine de traitement.

 

Ensuite, une réintroduction des aliments est effectuée progressivement en commençant par des potages et divers bouillons. Cette procédure est identique à celle préconisée au décours d’une intervention chirurgicale intéressant le tube digestif. En effet, une réalimentation brutale peut provoquer des vomissements mais aussi des spasmes abdominaux voire de véritables occlusions intestinales.

 

Quant au jeûne exclusif à l’eau, la durée de 40 jours établie comme plafond est issue d’un calcul des réserves de graisses chez un sujet en bon état général. On comprend ainsi qu’un individu avec des réserves plus importantes peut jeûner une semaine de plus mais on saisit aussi le danger qui guette celui dont les réserves en graisses sont insuffisantes s’il franchit ce pallier.

 

En effet, une fois les réserves adipeuses épuisées, l’organisme s’attaque rapidement aux réserves de protéines menaçant de ce fait la vie à court terme.

 

Ainsi, la durée du jeûne est établie selon nos réserves corporelles et notre état général.

 

BUL033 Ses bienfaits

 

a) Action épurative et de détoxification

 

Le jeûne thérapeutique provoque, après quelques heures, une consommation des stocks de sucre et de graisse afin de pallier à l’absence d’apport de ces nutriments.

 

Ainsi, le foie subit une glycogénolyse afin d’extraire le sucre stocké en son sein tandis que les graisses subissent une lipolyse permettant la synthèse de glucose mais aussi de corps cétoniques. Ces corps cétoniques entraînent une acidification progressive du sang et l’apparition des symptômes dits de céto-acidose : haleine fétide, nausée, douleur abdominale, fatigue. L’absorption d’eau en bonne quantité (>2.5l/jour) contribue à « tamponner » cette acidité puis au bout de 3-4jours, des mécanismes de régulations mettent fin à cette crise d’acidose.

 

Les stocks de protéines sont aussi mis à mal et subissent aussi un processus de protéolyse afin de pallier au manque de sucre. Lorsque le jeûne est prolongé (>7jours) ou que les réserves en graisses sont faibles, cette consommation des protéines survient plus rapidement et entraîne un lot d’événements indésirables : baisse de la masse musculaire, sensibilité accrue aux infections, risque majoré de thrombose veineuse…

 

On comprend ainsi qu’un individu en surpoids verra ses stocks de sucre et de graisse diminuer ce qui, en dehors de la perte de poids appréciable (jusqu’à 500g/j dans le régime exclusif à l’eau), permet l’amélioration voire la résolution des maladies dites de surcharge tel que le syndrome métabolique (surpoids, hyperglycémie, sédentarité…), le diabète de type2, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, l’hyperuricémie (goutte), l’insuffisance veineuse…

 

Le Pr Michalsen, chef de service à l’Hôpital de la charité à Berlin, a ainsi montré des résultats intéressants dans le traitement complémentaire du syndrome métabolique et des pathologies cardiovasculaires non évoluées. Il a, par ailleurs, constaté une diminution de l’insulino-résistance, bénéfique dans les cas de diabète non insulino-dépendant.

 

Quant au Dr Mahmoud Al-Barcha, auteur de l’ouvrage « At-Tadâwi bi sawm » (la cure par le jeûne), 3 jours de jeûne exclusif à l’eau suffise à contrôler une hypertension artérielle non sévère.

De même, 15 jours d’un tel jeûne ont apporté des résultats intéressants dans les cas d’insuffisance veineuse tandis que les effets sur un diabète de type2 s’observaient lorsque celui-ci n’avait pas plus de 5ans d’ancienneté depuis son diagnostic. Ces résultats sont issus d’une expérimentation personnelle sur près de 3000 cas, en Syrie.

 

Inversement, les malades ayant des faibles réserves de graisse et de protéine seront de mauvais candidats à cette diète sévère sous peine de provoquer une altération de leur état général voire la décompensation de maladies chroniques (insuffisance cardiaque, rénale, hépatique…) pouvant menacer la vie à court terme.

 

A noter que la mise au repos du tube digestif a aussi une action laxative sur celui-ci participant au processus de détoxification.

 

b) Action neuro-végétative

 

Les analyses biologiques effectuées par le Pr Michalsen ont, entre-autre, mises en évidence une augmentation du taux sanguin de catécholamines tel que l’adrénaline, la noradrénaline, la dopamine mais aussi de la sérotonine qui est un autre type de neurotransmetteur.

 

Hormis leur implication dans le phénomène de la lipolyse, ces substances ont aussi une action sur l’humeur. Après la crise d’acidose, il s’installe une euphorie liée au relargage d’opioïdes endogènes consécutif à l’élévation du taux des catécholamines. Cette euphorie s’observe durant tout stress physique ou psychologique et aide l’organisme à faire face à une situation de danger imminent en stimulant son métabolisme. Le stress dont il est question ici est l’épreuve du jeûne.

 

Cette action stimulante sur l’humeur est telle que des résultats significatifs furent mis en évidence dans le traitement de névroses telle que la phobie ou le TOC mais aussi dans des cas de psychoses du sujet jeune, en l’occurrence la schizophrénie. Les observations effectuées à la clinique psychiatrique « Korsakoff » en Russie, dans son expérimentation du « jeûne de l’eau », ne sont pas passées inaperçues.

 

En aparté, nous savons que nombreux cas de névroses et surtout de psychoses sont en réalité le fait d’insufflations sataniques dominatrices +/- associées à des possessions. On remarquera que les patients atteints par ces maux dits « occultes » éprouvent souvent une grande difficulté à observer le jeûne légiféré. De plus, ceux qui parviennent à s’y appliquer sont en proie à une fatigue intense comme si le jeûne provoquait un affaiblissement psychique et physique inhabituel.

Pour ma part, il est clair que l’action du jeûne sur les pathologies anxio-dépressives et psychiatriques met en jeu une autre voie d’interaction impliquant les « djin » qui apparaissent ainsi particulièrement affectés par la diète, et Allah ta’âla est plus savant.

 

c) Action pro apoptotique (anti-cancéreuse)

 

Parmi les bénéfices soulevés par le jeûne thérapeutique, ceux observés dans le domaine de la cancérologie sont porteurs d’un espoir inattendu.

 

En effet, un article résumant les études réalisées à l’université de Californie du Sud par le Dr Longo, et son équipe, « Fasting cycles retard growth of tumors and sensitize a range of cancer cell types to chemotherapy » publié dans la revue « Science Translational Medicine » en mars 2012, ont permis de mettre en évidence deux principes :

- Les patients ayant observé un jeûne exclusif à l’eau, durant 2 à 5 jours avant une chimiothérapie, présentaient moins d’effets secondaires, fatigue et troubles gastro-intestinaux en l’occurrence, que les autres patients. Le jeûne permettrait donc de diminuer la toxicité de la chimiothérapie sur les cellules saines

- D’autre part, la sensibilité des cellules cancéreuses aux chimiothérapies était augmentée en raison d’un milieu doublement hostile à ces dernières : la restriction en glucose, source essentielle d’énergie des cellules tumorales, surajoutée à la toxicité de la chimiothérapie

 

Les modifications observées s’opéraient à l’échelle des gènes et associaient ainsi :

- Une réduction de l’activité cellulaire des cellules saines leur permettant de mieux endurer les restrictions environnementales en matière de nutriment. De plus, du fait de leur faible capacité de division en résultant, les cellules saines étaient moins sensibles à la chimiothérapie

- Une réduction des capacités de défense des cellules tumorales par leur incapacité à exprimer les gènes de protection, les rendant plus vulnérables et sensibles aux traitements

 

d) Action anti-inflammatoire

 

Les différentes études réalisées jusqu’à présent relevaient le bénéfice significatif du jeûne thérapeutique dans les pathologies rhumatologiques.

 

Dans ce sens, une étude de 1999 « Diet therapy for the patients with rheumatoïd arthritis » publiée dans la revue « Rheumatology » et menée par le dr Haugen, en Norvège, a mis en évidence l’existence de modifications cliniques et biologiques durant un jeûne médical chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR). Hormis les améliorations cliniques observées, le taux d’interleukine2 (Il2), une protéine de l’inflammation incriminée dans la PR, était aussi abaissé.

 

La possibilité d’un processus immuno-allergique était alors évoqué : la consommation de certains allergènes alimentaires, notamment ceux à base de protéines de lait de vache ou encore de gluten, indépendamment d’une anomalie génétique préexistante, pourrait expliquer la constitution d’une inflammation chronique responsable de pathologies diverses, notamment articulaires et dont le jeûne médical préviendrait la survenue.

 

Cette hypothèse nécessite toutefois d’être corroborée par des études complémentaires.

 

e) Action hématopoïétique (stimulatrice de la moelle osseuse)

 

Dans son ouvrage « The science and fine art of fasting », Dr Herbert M. Shelton décrivait un phénomène particulier, observé durant un jeûne exclusif à l’eau : les patients présentant une anémie, un taux d’hémoglobine bas, voyait leur taux croître. Pourtant, une carence d’apport en fer, en vitamine B12 ou encore en folates, consécutive au jeûne, devrait au contraire faire chuter le taux d’hémoglobine (Hb).

 

En réalité, une baisse du taux d’Hb est bien constatée dans les premiers jours suivants le jeûne et se caractérisant par une baisse du taux de globules rouges. Mais à partir du 15e jour de jeûne, le taux de globules rouges s’accroît progressivement. Le jeûne serait donc responsable d’une stimulation paradoxale de l’érythropoïèse (synthèse des GR).

 

Toutefois si l’anémie est importante (Hb<8g/dl) ou bien mal tolérée (fatigue, essoufflement), le jeûne ne peut être indiqué en raison des risques encourus dans la première quinzaine.

 

BUL033 Ses contre-indications

 

Comme tout traitement, le jeûne curatif possède ses indications mais aussi ses contre-indications.

 

En voici les principales :

 

- La femme enceinte et celle qui allaite : les besoins énergétiques sont importants afin d’aider respectivement au bon déroulement de la grossesse et à la croissance du nourrisson. Un jeûne prolongé peut entraîner un défaut de maturation du fœtus appelé la microsomie, source de complications neurologiques et cardio-respiratoires. De même, le lait maternel verra sa composition modifiée en cas d’apports alimentaires insuffisants et entraînera un défaut de croissance staturo-pondéral.

Devant l’absence, à l’heure actuelle, d’expérimentations validant l’intérêt du jeûne médical dans ces catégories particulières de patients, la règle est l’abstention conformément à la règle de jurisprudence « dar al mafâsid muqadim ‘an jalb al masâlih », l’éloignement d’un mal prime sur la sollicitation d’un bien.

 

- L’existence d’une défaillance sévère d’organe telle que l’insuffisance cardiaque, respiratoire, hépatique et rénale. En effet, le stress hormonal provoqué par le jeûne entraîne une sollicitation accrue de ces organes et peut ainsi provoquer une mise à mal de ces derniers si leur capacité d’adaptation est affectée par des défaillances préexistantes.

 

- Les patients présentant un état de dénutrition avancé tel que les cas d’anorexie sévère, les cancers évolués, les pathologies provoquant une perte importante de protéines (syndrome néphrotique, cirrhose…)

 

- En cas de maladie thrombotique existante car la consommation des protéines augmente le risque de thrombose

 

- En cas de déficit immunitaire significatif ou de prise de traitement immunosuppresseur à forte dose car la diminution des stocks de protéines augmente aussi le risque d’infection

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Expérimentation de savants reconnus

 

BUL033 Shaykh Muhammed Nasr-din Al-Albâni

 

Shaykh Al-Albâni (qu’Allah lui fasse miséricorde) nous rapporte, dans Silsilat Al houda wa n-nour (K7 n° 373 et n°374) qu’il fut atteint, en Syrie, par un mal au niveau de la poitrine et de l’abdomen qui ne se dissipa pas malgré la prise de divers traitement prescrits par un médecin généraliste.

 

Après avoir pris connaissance de l’ouvrage du Dr H.M Shelton, shaykh Al-Albâni, convaincu de cette thérapeutique novatrice, décida alors d’entreprendre avec une ferme résolution un jeûne exclusif à l’eau durant 40 jours. Au terme de celui-ci, il avait perdu 20kg et avait aussi constaté la disparition de son mal. De ce fait, shaykh Al-Albâni recommanda à plusieurs reprises ce jeûne dans son entourage et les résultats furent satisfaisants. Il raconta entre autre l’histoire d’une femme dont l’état général s’était dégradé au point où elle ne parvenait plus à se mouvoir et se devait d’effectuer ses besoins au lit. Malgré les craintes justifiées de son fils à entreprendre une diète si restrictive, il s’exécuta et pu observer jour après jour une amélioration de l’état de sa mère jusqu’à ce qu’elle parvint à se mettre debout.

 

On remarquera, dans la K7 n°373 qu’il fut interrogé de la sorte « quelle est la preuve religieuse incitant à recourir à un tel jeûne ? », il répondit « non, il ne s’agit pas d’une position religieuse mais plutôt d’un avis médical de certains praticiens, tiré de la seule expérimentation ». Ainsi, shaykh Al-Albâni rappelle à son auditoire que le recours à ce jeûne n’est pas le fait d’une inspiration divine faisant partie intégrante de la législation islamique mais uniquement de l’avis de certains praticiens.

 

Il est important ici d’attirer l’attention des lecteurs que l’expérimentation du shaykh n’engage que sa propre personne. Sa position est donc critiquable voire même condamnable si la science le contredit. Ceci est donc à distinguer de ses innombrables efforts de réflexions sur des questions de jurisprudence ou d’authentification de récits prophétiques dans lesquelles il excelle et dont il a su à plusieurs reprises exposer sa pleine maîtrise, qu’Allah le rétribue par un bien.

 

Ainsi, j’invite nos frères et sœurs à faire preuve de retenue sur la question du jeûne médical et ne pas tenter de justifier abusivement son recours par la seule expérimentation du shaykh. Comme nous l’avons vu plus haut, ce jeûne n’est pas sans danger et tout le monde n’est pas habiliter à s’y apprêter.

 

BUL033 Shaykh Muqbil Ibn Hâdi Al-Wâdi’î

 

Je pense que peu de gens sont au courant de ce qui va suivre mais l’histoire dramatique que notre shaykh Muqbil (qu’Allah lui fasse miséricorde) a vécue mérite d’être partagée.

 

Je rappelle que shaykh Muqbil souffrait d’une cirrhose C évoluée.

 

Voici le témoignage de Oum Salama as-salafya, l’épouse du regretté shaykh Muqbil, tiré de son ouvrage « Ar-Rihla al âkhîra lil imam al jazîra » édité dans les éditions Dar al athar-San’a, (p37-38) :

« Un médecin recommanda à shaykh Muqbil de s’abstenir de manger et de ne consommer que de l’eau de ZamZam durant 2 mois. Il l’incita à effectuer des analyses sanguines au préalable, le shaykh en était alors davantage convaincu. Le shaykh délaissa donc le miel dont il s’abreuvait, les plats qu’il appréciait mais aussi ses traitements habituels. Après quelques jours de jeûne, son état commença à se détériorer puis sa maladie s’aggrava progressivement jusqu’au 25e jour de jeûne où son ascite se majora à une grande vitesse au point de nécessiter une hospitalisation puis une intervention chirurgicale. Malheureusement, il ne se remit pas de cet état, qu’Allah le prenne en miséricorde. Après enquête, il s’avéra que le médecin prescripteur du jeûne était interdit d’exercice par le ministère de la santé au Yemen, qu’il conseilla ce même remède à plusieurs reprises et que nombreux trouvèrent la mort avant la fin du traitement. »

 

Voici donc un cas dramatique où le jeûne de l’eau fut prescrit sans tenir compte de l’état général du patient ni de la nature de sa pathologie.

 

Je m’explique, la cirrhose C est une maladie chronique liée à une contamination par le virus de l’hépatite C et provoquant une destruction progressive du foie. Hors le foie assure entre autre la synthèse de protéines dont l’albumine, une protéine essentielle dans notre organisme. La diminution du taux de cette protéine entraîne une fuite de l’eau depuis les vaisseaux sanguins vers le milieu interstitiel. Cette eau s’accumule ainsi au niveau des jambes mais surtout au niveau de l’abdomen, c’est ce que l’on désigne par l’ascite. Shaykh Muqbil était donc atteint par une insuffisance hépatique sévère à l’origine d’un état général précaire.

 

Du fait du jeûne de l’eau, les apports en protéines était inexistant chez un patient dont les réserves en protéines et en graisse étaient faibles de base. Le jeûne a donc provoqué une consommation rapide des stocks de protéines entraînant une majoration de l’ascite puis à terme une probable infection du liquide d’ascite du fait de la dénutrition sévère, rendant nécessaire la pose de drains abdominaux afin d’évacuer ce liquide infecté. Vu la dégradation rapide de l’état général, le jeûne aurait dû être interrompu précocement mais plus encore, il n’aurait jamais dû être prescrit !

 

Que chacun donc médite sur ce hadith de ‘Amr Ibn Shu’ayb (qu’Allah soit satisfait de lui) qui rapporte que le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit :

 

« Quiconque s’adonne à la médecine sans en connaître les enseignements assumera l’entière responsabilité des conséquences fâcheuses de ses actes »

As-Sahiha (n°635)

 

De plus, le shaykh ne consomma pas n’importe quelle eau, il s’agissait de l’eau bénite de ZamZam, comment donc cela est-il possible ?

 

D’après Abu Dhar (qu’Allah soit satisfait de lui), le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit, au sujet du ZamZam :

 

« elle est bénite, il s’agit d’une nourriture qui rassasie »

Muslim (7/152).

 

L’imam Ibn Al-Qayim dit dans Zâd Al Ma’âd (4/356) :

 

« J’ai expérimenté, et d’autres que moi, les bénéfices du soin par ZamZam dans plusieurs maladies. J’ai aussi vu des gens se contenter du ZamZam comme nourriture pendant 15 jours ou plus et ils n’éprouvèrent pas la faim mais plutôt ils circumbulaient (autour de la Ka’ba) avec les autres. »

 

Néanmoins, comme le rappelle shaykh Muhammed Ibn ‘Omar Bazmoul dans son ouvrage « Akhlâq tabîb al muslim », chaque remède ne convient pas à tous les corps, : allons-nous recommander aisément la consommation de miel à un diabétique alors que cela déséquilibrera sa maladie ? Ou encore conseiller le recours fréquent à la hijama à un hémophile sous peine de le voir perdre des volumes importants de sang ? Non, il faut tenir compte de la particularité de chaque individu à pouvoir entreprendre tel ou tel parcours de soin.

 

Si le jeûne par l’eau bénite de ZamZam, l’eau la plus bénéfique que cette terre contient, n’a pas évité à certains une fin douloureuse alors que dire d’une eau minérale ordinaire ?

 

Ceci est donc un appel à la vigilance et à la responsabilisation, malgré l’engouement manifeste qu’il semble susciter, le jeûne thérapeutique est une démarche de soin à part entière qui ne peut être entreprise qu’avec science et discernement, et sous la supervision d’un professionnel de santé avisé sur le sujet.

 

Dr Ait m’hammed Moloud - Médecin généraliste et auteur du livre : « La Hijama, fondements-techniques-conseils » aux éditions Tawbah

copié de muslim.sante.free.fr

Dr Ait M’hammed Moloud

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كيفية علاج الكبـر واكتسـاب التواضـع

 

Question :

 

Il y a de nombreux textes juridiques du Coran et de la Sunna qui recommandent la modestie envers Allah et envers les gens.

 

Ces textes louent ceux qui sont modestes et mentionnent leur récompense instantanée.

 

Par ailleurs, il y a de nombreux textes juridiques interdisant l'arrogance et l'orgueil et montrant le châtiment réservé à ces gens-là.

 

Comment une personne peut donc se soigner de l'arrogance et acquérir la modestie ?

 

Réponse :

 

Il ne fait aucun doute qu'il est obligatoire à tout musulman de se méfier de l'orgueil et de chercher à être modeste.  

 

من تواضع لله درجة رفعه الله درجة

"Celui qui se montre humble devant Allah d'un degré, Allah l'élèvera d'un degré"

 

La personne arrogante est susceptible d'être détruite par Allah (qu'Il soit Exalté).

 

Nous implorons Allah de nous accorder la sécurité.

 

Une fois, un homme a dit : "O Messager d'Allah ! J'aime bien porter de beaux vêtements et de belles chaussures. Est-ce de l'arrogance ?"

Le Messager (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit :

 

"Allah est beau, et Il aime la beauté. Mais j'entends par orgueil : la méconnaissance du droit et le mépris des gens."

 

La méconnaissance du droit signifie de rejeter la vérité quand elle s'oppose aux désirs personnels.

 

Le mépris des gens signifie le fait de dédaigner les gens, car une personne arrogante voit que les gens lui sont inférieurs et qu'elle s'élève au dessus d'eux.

 

Cela peut être dû à son éloquence, à sa richesse, à sa position, ou à d'autres raisons.

 

Un arrogant pourrait être également pauvre.

 

Dans le Hadith authentique, le Messager (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit :  

 

"Il y a trois types de personnes à qui Allah ne parlera pas le Jour de la Résurrection, qu'Il ne purifiera pas, qu'Il ne regardera pas et ils auront un châtiment douloureux :

un vieux fornicateur,

un roi menteur

et un pauvre orgueilleux."

 

Il est plus détestable qu'un pauvre soit orgueilleux et hautain, parce qu'on est plus susceptible d'être arrogant en raison de la richesse et la fortune.

 

Ainsi, si un pauvre se caractérise par l'arrogance, cela reflète une caractéristique innée et dans sa nature.

 

La modestie c'est avoir la clémence et les bonnes moralités et traiter les gens avec de bonnes manières.

 

Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit :  

 

"Ceux qui me sont les plus chers et qui seront les plus proches de moi au Jour de la Résurrection, sont ceux qui ont une bonne conduite."  

 

"Le bien consiste à avoir un bon caractère."


Ainsi, il faut toujours se rappeler la Majesté d'Allah, c'est Lui qui donne la richesse, la position, l'autorité, la beauté etc..

 

On se montre reconnaissant envers Allah par la modestie et par le fait de s'abstenir de l'arrogance.

 

Il n'est pas permis d'être orgueilleux à cause de la richesse, de l'emploi, de l'origine, de la beauté, de la puissance, ou d'autres choses.

 

Au contraire, il faut se rappeler que ces dons sont les bienfaits d'Allah (qu'Il soit Exalté) et qu'on doit Lui en être reconnaissant par la modestie, l'humilité et l'abstention de l'arrogance.

 

C'est parce que l'arrogance mène à l'oppression, au mensonge et à l'injustice en paroles et en action.

 

Elle conduit l'homme à se considérer comme supérieur à son frère en raison soit de la richesse, de la beauté, de la position, de l'origine, ou d'autres facteurs que vous pourriez imaginer.

 

Par conséquent, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit :  

 

"Mais j'entends par orgueil : la méconnaissance du droit et le mépris des gens."

 

Autrement dit, le fait de rejeter la vérité quand elle s'oppose aux désirs personnels.

 

Alors que le mépris des gens signifie le fait de les rabaisser, de les juger comme étant inférieurs et indignes d'un traitement juste et d'estimer qu'ils ne sont pas assez à la hauteur pour que leur invitation soit acceptée ou pour qu'on les salue etc..

 

Si l'homme peut se souvenir de sa faiblesse et qu'il a été créé à partir d'une goutte de sperme faible, qu'il a besoin d'entrer aux toilettes pour vider son corps des urines ou des excréments et qu'il a besoin de manger pour être en mesure de vivre, alors il saura que s'il continue à désobéir à Allah (qu'Il soit Exalté), sa fin sera en Enfer, il reconnaîtra sa faiblesse et sa pauvreté et il ne sera pas arrogant.

 

clipart_fleches_0198.pngOriginal en arabe

 

(Numéro de la partie: 9, Numéro de la page: 268.269)

copié de alifta.net

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz

kjpouh.png Les ténèbres qui s’installent dans son cœur.

 

Il les ressent réellement comme une nuit obscure.

 

Les ténèbres des péchés recouvrent son cœur comme l’obscurité recouvre sa vue.

 

L’obéissance à Allah est une lumière et la désobéissance des ténèbres, et plus ces ténèbres s’épaississent plus le désarroi du serviteur augmente jusqu’à tomber dans les innovations, les égarements et les péchés mortels (pour le cœur), sans qu’il ne s’en rende compte.

 

Il est comme l’aveugle qui sort seul dans la nuit noire sans personne pour le guider.

 

Ces ténèbres grandissent jusqu’à apparaître dans le regard et sur le visage dont la noirceur grandit et que tout le monde peut voir.

 

Ibn ’Abbâs a dit :

 

« La bonne action est une lueur sur le visage, une lumière dans le cœur, un élargissement de la subsistance, une force du corps, et un amour dans le cœur des hommes.

La mauvaise action assombrit le visage.

 

Elle est des ténèbres dans la tombe et dans le cœur, une faiblesse du corps, une diminution de la subsistance, et une haine dans le cœur des hommes. »

 

Les péchés et leurs effets néfastes sur l’individu et la société - Pages : 43-44 - Edition : Dar Al Muslim

Retranscription : oumomeya

copié de rappel01.fr

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya

jyts.png Ce questionneur a trois questions, la première question :

 

Couvrir les récipients pendant la nuit est il obligatoire ou pas ?

 

Sur la base de sa parole salallahou aleyhi wa sallam :

 

"Couvrez vos récipients."

 

Réponse :


Tu fais allusion au hadith de Hudeyfa, ce qui a été entendu de lui :

 

"Liez les outres en mentionnant le nom d'Allah, couvrez les récipients, en mentionnant le nom d'Allah même si vous ne trouvez pour cela qu'un bâton" 

 

Mouslim a ajouté tel qu'il apparaît dans Al Muharrar :

 

"Car il y a dans l'année une nuit où descend une maladie (dans le Hadith c'est le terme qui est utilisé on pourrait le traduire par épidémie, pandémie, maladie) et il n'y a pas un récipient ou une outre non couvert sans que cette maladie y rentre. "

 

Ainsi ce que j'ai pris à partir de cela :

 

BUL020 Premièrement

 

Cette affaire est obligatoire, et fait partie de la raison de la protection, car il a dit salallahou aleyhi wa sallam :

 

"même si vous placez sur vos récipients un bâton, dans le sens de placer une cuillère sur une cruche ou sur un bol contenant des boissons ou de la nourriture."

 

BUL020 Deuxièmement

 

Ce nouage, lier les outres et couvrir les récipients doit se faire durant la nuit

 

Et Allah sait mieux.


copié de minhaj sunna

 

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Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri

pincody_1876540852.png

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Arrêtes-toi un moment et médites [ce point], il صلى الله عليه وسلم dit à Fatima :

 

« Sollicites-moi au sujet de mes biens autant que tu le veux. »

 

Remarques cette restriction : « au sujet de mes biens autant que tu le veux. », de mes biens : c’est à dire tout ce que tu choisis et désires, parmi mes biens demandes-le moi : comme nourriture, argent, cheval, servant... « Sollicites-moi au sujet de mes biens autant que tu le veux. ».

 

Et s’en remettant à cette parole, Fatima vint un jour, fatiguée des tâches ménagères et dis :

 

« Je souhaiterai un servant [comme aide]» , et sa parole entre dans le cadre de la parole : « Sollicites-moi au sujet de mes biens autant que tu le veux. » et une fois de plus, même dans une telle situation, il صلى الله عليه وسلم lui enjoignit le rappel [d'Allah] et l’adoration, il صلى الله عليه وسلم dit :

 

« Ne vais-je pas t’indiquer une chose meilleure encore qu’un servant ? »

« Bien sûr ! »  répondit t-elle.

Il صلى الله عليه وسلم  dit alors :

« Tu dis :

gloire et pureté à Allah33 fois ( سبحان الله ) avant de se coucher,

louange à Allah 33 fois ( الحمد لله ),

et Allah est le plus Grand 34 fois ( الله أكبر ) »,

cent en tout,

il dit صلى الله عليه وسلم : « Cela t’es préférable que de posséder un servant ».

 

Les savants ont tiré comme enseignement de cela que le rappel est une source de force physique pour le corps.

 

On rapporte d’Ibn Taymiyyah qu’il restait évoquer Allah dans la mosquée [ de l'aube ] jusqu’au matin.

 

Ses compagnons lui dirent :

 

« Pourquoi ne délaisserai-tu pas cela ? » 

 

Il leur dit : « Si je le délaissais, mon corps s’en verrai affaibli. »

 

Car le rappel d’Allah apporte à son auteur une force physique.

 

Il lui dit صلى الله عليه وسلم :

 

« Ne vais-je pas t’indiquer une chose meilleure encore qu’un servant ? »

 

elle dit : « Bien sûr ! ».

 

Et il صلى الله عليه وسلم ne lui donna pas de servant mais elle repartit avec ce rappel.

 

Un rappel d’Allah le Tout Puissant lui donnant force.

 

‘Ali Ibn Talib qui, présent, entendit ce rappel, rapporte à son propre sujet :

 

« Je ne l’ai jamais délaissé [ce rappel], ne serait-ce qu’une seule nuit, depuis que je l’ai entendu du Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم. »

 

Et dans un de nos cours, récemment, je vous ai donné deux exemples de savants ayants aussi prononcé cette parole : « Je ne l’ai jamais délaissé »

 

L’un d’eux était Ibn Taymiyyah et le second ? Vous rappelez vous ou non ?

- « Al-Qurtubi » dans l’assemblée.

-Al-Qurtubi, na’am.

 

‘Ali dit donc :

 

« Je ne l’ai jamais délaissé [ce rappel], ne serait-ce qu’une seule nuit, depuis que je l’ai entendu du Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم. »

 

Ses compagnons présents lui demandèrent :

 

« Pas même la nuit de [la bataille de] Siffin ?  »

il dit : « Pas même la nuit de Siffin ! » 


Qui était une nuit difficile, de combats, de parcours [difficiles] et autres, il dit que même cette nuit, il n’oublia pas de le prononcer.

 

Traduit par Notre frère Abû Mohammed حفظه الله

copié de islam-nancy.com

Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr

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Question :

 

Est-il permis à l’étudiant en science qui lit des livres chez lui et assiste à des assises de science une fois par semaine de faire des fatwas aux gens sur les questions religieuses ?

 

Et quel est le jugement de celui qui fait cela ?

 

Réponse :

 

Parmi les pieux prédécesseurs, personne ne faisait de fatwas jusqu’à ce que de nombreux savants attestent que l’un d’eux a les capacités de faire des fatwas.

 

S’ils lui autorisent et attestent qu’il est capable de délivrer des fatwas, (il le fait) sinon il ne le fait pas.

 

Les compagnons, qu’Allah les agrée, se renvoyaient mutuellement les fatwas.

 

Un homme est venu interroger ‘Abdullah Ibn ‘Amr Ibn Al ‘As, qu’Allah l’agrée ainsi que son père, sur une question.

 

Lorsqu’il l’a interrogé, il lui a répondu : « Vas voir cet homme qui est assis et interroges-le. »

 

Il est donc parti voir ‘Abdullah Ibn ‘Omar, il l’a interrogé, et il lui a répondu : « Vas voir cet homme. » et il lui montrait Ibn ‘Abbass.

 

Il est donc parti le voir, l’a interrogé et l’a informé.

 

Ibn ‘Abbass garda le silence.

 

L’homme lui dit alors : « Que dis-tu ? ».

 

Il lui a répondu : « Je dis la même chose que ces deux là. ».

 

Il ne faut pas que la personne donne des fatwas sauf si elle a les capacités de faire cela.

 

Et les gens qui se précipitent le plus vers le feu sont ceux qui se précipitent le plus à faire des fatwas.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم nous a informé qu’Allah ne fera pas disparaitre la science en l’enlevant de la poitrine des hommes, mais il la fera disparaitre en faisant mourir les savants.

 

Alors les gens prendront à leur tête des ignorants qui leur donneront des fatwas sans science, ils s’égareront alors et égareront les gens.

 

C’est un bienfait d’être préservé de cela.

 

A-t-il besoin de prendre les péchés des autres en se trompant en leur donnant des fatwas ?

 

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Cheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane

gdgse.jpg La femme vertueuse restera en compagnie de son mari s'il est un homme pieux pendant de nombreuses années. 

 

Elle sera la jouissance dont le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a parlé :

 

"La vie est pleine de jouissances et la femme pieuse est la meilleure jouissance, quand tu la contemples elle te plaît, si tu lui ordonnes quelque chose elle obéit, quand tu t'absentes tu lui confies son corps et ton argent".

 

Une femme vertueuse est ce que le Prophète صلى الله عليه وسلم a ordonné dans sa parole quand les Muhajiroun lui ont demandé :

 

"Quel type de richesse devrions nous acquérir ?"

 

Il répondit صلى الله عليه وسلم : "une langue qui est dans le rappel constant, un cœur qui est reconnaissant ou une femme vertueuse qui vous aide dans votre foi."

 

L'amour et la miséricorde avec lesquels Allah l'a béni à travers Son Livre émane d'elle. 

 

Alors parfois, la douleur de la séparation (divorce) est plus dure pour elle que la mort, cela est plus grave que la disparition de la richesse et plus dure pour elle que de quitter son pays. 

 

D'autant plus quand il existe une relation profonde entre eux ou s'ils ont des enfants qui seront ruinés et leur situation détruite si le mari et la femme se séparent.

 

Majmou3 al Fatawa 35/299

copié de twitter.com/Minhajsunna

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah

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Question :

 

Est-il permis à une famille d'envoyer la photo de leur fille à une personne interessée pour se marier avec pour qu'elle puisse la voir si elle lui plait ou non, avec pour excuse qu'ils vivent très loin d'eux ?

 

Réponse :

 

Ceci n'est pas permis.

 

Car la règle concernant les images, c'est que c'est interdit.

 

Cette image peut-être entre les mains de quelqu'un ne lui étant pas destinée, ou une personne qui peut faire avec cette image des choses inapropriées, interdit (comme par exemple la montrer à quelqu'un d'autre...)

 

Et le Prophète (paix et bénédictions sur Lui) a ordonné à un homme qui voulait se marier de regarder la femme avant le mariage.

 

Il lui a mentionné le hadith du Prophète (paix et bénédictions sur Lui) lorsqu'il a dit:

 

"As-tu regardé leur fille, car en effet ceci est plus approprié pour permettre de vous faire connaissance."

 

Il n'y a pas de problème pour lui de la regarder en personne avant le mariage, cela dit, la question concernant les images est qu'il n'est pas permis.

 

Ceci est la réponse à la question.

 

copié de minhaj sunna

 

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Cheikh Abdoullah Al-Ghoudayane

hdfg.png Question :

 

Une sœur s'appelant "Oum `Abd-As-Sallâm" de la ville de Province de Qasab pose cette question :

 

Incapable de tenir debout en priant, une personne prie en étant assise sur une chaise.

 

Faut-il qu'il y ait une différence entre son inclination et sa prosternation dans la position des mains et dans l'inclination du dos ?

 

Ou bien ce fait est vaste et sans obligations ?

 

Guidez- nous, qu'Allah vous rétribue.

 

Réponse :

 

Celui qui prie en étant assis soit par terre soit sur une chaise est obligé de distinguer l'inclination de la prosternation en se baissant beaucoup plus en se prosternant qu'en s'inclinant.

 

BUL020 D'après la Sunna, il doit poser les mains sur les genoux pour l'inclination.

 

BUL020 Tandis que pour la prosternation, il doit, autant qu'il peut, poser les mains par terre.

 

S'il ne peut pas, il n'a qu'à les poser sur ses genoux.

 

Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit :  

 

"J'ai été ordonné de me prosterner sur sept parties osseuses du corps, à savoir : le front, et il désigna du doigt son nez, les deux mains, les deux genoux, et les bouts des deux pieds."

 

Nul grief à celui qui ne peut pas prier debout de s'assoir sur une chaise, suivant cette Parole d'Allah (l'Exalté) :  

 

"Craignez Allah, donc autant que vous pouvez" (sourate At-Taghâboun verset 16)

 

et selon cette parole du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) :  

 

"Lorsque je vous ordonne de faire une chose, accomplissez-en autant que vous pouvez."

Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim .

 

(Numéro de la page: 53)

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Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz

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Question :

 

Certaines personnes lisent les hadiths du messager d’Allah صلّى اللّهُ عليه و سلّم ainsi que des invocations avec les règles de récitation du coran, ce qui dans beaucoup de cas, provoque une sorte d’incompréhension chez les gens, le commun des musulmans.

 

Réponse :

 

Ceci est une manière de faire innovée.

 

On ne doit faire ressembler aucune parole à la parole d’Allah.

 

Questionneur :

 

Même l’invocation du Qounout?

 

Cheikh :

 

Il n’y a pas de différence.


سُئل أبي رَحِمَهُ اللهُ:- هناك مَن يقرأ أحاديثَ رسولِ الله صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بالتجويد، وكذٰلك الأدعية -بالتجويد-، ففي كثيرٍ مِن الأحيان يَحْدُث شيءٌ مِنَ الخلْطِ على الناسِ.. على العامة...
فقال:"يعني بين: قرآن أم حديث؟
لا؛ هٰذا أسلوب مُبْتَدَع، فكلامُ اللهِ لا يُشَبَّهُ به كلامٌ آخر إطلاقًا
حتى في الأدعية كدعاء القنوت؟
"لا فرق"
سلسلة الهدىٰ والنور - ش491 ، د 31:8

       

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Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany

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