القائمـة

القرآن الكريم


 

      وَمَا أَرْسَلْنَا قَبْلَكَ إِلاَّ رِجَالاً

نُّوحِي إِلَيْهِمْ فَاسْأَلُواْ أَهْلَ الذِّكْرِ

إِن كُنتُمْ لاَ تَعْلَمُونَ

"Demandez donc aux érudits du Livre, si vous ne savez pas." (Al-'Anbiyâ'.verset 7)

    


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D’après ce qui a été établi dans la Shari’a (loi prescrite), l'humanité était – au début – une seule nation reposant sur le vrai Tawhid (unicité d’Allah), puis le Shirk (orientant toute partie ou forme de culte, ou toute autre chose qui est strictement réservé à Allah vers autre qu'Allah) a graduellement touché cette nation.

La preuve de ceci est l'énonciation d'Allah le très haut :

« L'humanité était une Oumma (nation), puis Allah a envoyé les prophètes apportant de bonnes nouvelles et des avertissements. » (Sourate Baqara 2- verset 213)

Ibn 'Abbas – radya Allah ‘an hou- dit :

Entre Nouh (Noé) et Adam il y eut dix générations, toutes étaient sur la Shari’a (loi) de la vérité, puis elles ont différé. Ainsi Allah a envoyé des prophètes comme messagers de bonnes nouvelles et en tant qu’avertisseurs"  
[Tahdhir As-Saajid min Ittikhadh Al-Qoubour Masaajid (pp.101-106)]

Ibn 'Urwah Al-Hanbali (d.837 H) a indiqué :

"Cette énonciation réfute ces historiens des Gens du livre qui affirment que Qabil (Caïn) et ses fils étaient des adorateurs du feu" (rapporté par Ibn DJarir -Tabari dans à son Tafsir (4/275) et à Al-Hakim (2/546) qui a indiqué : "il est authentique selon le critère d'Al Boukhari." Adh-Dhahabi a agrée également). 

Je dis : En cela se trouve également une réfutation de la théorie de certains philosophes athées qui réclament que la base (naturelle) de l'homme est le Shirk, et que le Tawhid est apparu chez l'homme ! Le verset précédant réfute cette affirmation, de même que les deux hadiths authentiques suivants :

 Premièrement : 

Son (le Prophète ) affirmation qu’il tient de son seigneur (Allah) : 

" j'ai créé tous mes serviteurs sur la religion vraie (sur le Tawhid, exempt de Shirk). Puis les diables sont venus à eux et les ont égarés de leur vraie religion. Ils ont rendu illicite aux gens ce que j'avais rendu licite pour eux, et ils leur ont ordonné de M’associer dans le culte, ceux là même que j'avais envoyé ici bas sans aucune autorité. " 
(Al Khawakib Ad-Dourari fi Tartib Mousnad Al Imam Ahmad 'ala Abwab Al Boukhari (6/212/1).

 Deuxièmement : 

Son (le Prophète ) affirmation : 

" chaque enfant naît sur la Fitrah mais ses parents en font un juif ou un chrétien ou un mazdéen. C’est comme la manière dont un animal donne naissance à une progéniture normale. As-tu déjà assisté à une (progéniture) née mutilée avant que vous ne la mutiliez. " 
[Rapporté par Mouslim (8/159) et Ahmad (4/162) de 'Iyaadh ibn Himar Al-Mujaashi'ee radya Allah 'an hou]

Abou Hurayra a indiqué : Récite si tu le souhaite :

"la fitrah d'Allah selon laquelle il a créé l'humanité. Il n’y a aucun changement à la création (la religion) d'Allah. " (Ar-Roum Surah 30 – verset 30)

Note :

[Des rédacteurs]  Ibn-Al-Athir a indiqué dans An-Nihaayah (3/457) : 

"Al-Fitr : signifie commencer et créer, et Al-Fitrah est la condition résultant d'elle. 
La signification est que l'humanité était née selon une nature qui la rendait prête à accepter la religion vraie. 
Ainsi si elle avait été laissée sur ces bases, alors elle aurait continué dessus. 
Cependant, ceux qui dévièrent de ceci le firent en raison des faiblesses humaines et du suivi aveugle des autres....."

Al-Hafidh Ibn Hajar a indiqué en Al Fath (3/248) : 

"le peuple diffère au sujet de ce qui est signifié par Al Fitrah et l'énonciation la plus connue est qu'elle signifie l'Islam."

Ibn ‘Abd Al Bar l’a indiqué : 

"C'est ce qui était bien connu de la majeure partie des Salafs (prédécesseurs pieux), et les disciples du Tafsir conviennent que ce qui est signifié par l'énonciation d'Allah - Le Plus Haut - la "Fitrah d'Allah selon laquelle il a créé l'humanité." est l'Islam)."

Après cette explication claire, il est de la plus grande importance que les musulmans sachent que le Shirk s’est répandu parmi les croyants, après qu'ils étaient mouwahhidine (des gens du Tawhid)

A propos de l'énonciation d'Allah - le plus parfait - au sujet du peuple de Nouh :

"Et ils ont dit : Vous n'abandonnerez pas vos dieux, ni n’abandonnerez Wadd, ni Suwaa ', ni Yaghooth, ni Ya'ooq, ni Nasr. " (Sourate Nouh 71 – verset 23)

Il a été rapporté par un groupe du Salafs (prédécesseurs pieux), dans beaucoup de récits, que ces cinq divinités étaient des adorateurs vertueux.

Cependant, quand ils sont morts, Shaytan (Satan) a inspiré leurs peuple afin qu’ils fassent retraite et se recueillent devant leurs tombes.

Puis Ash-Shaytan (Satan) a inspiré ceux des générations suivantes qu' ils devraient les prendre comme idoles, leur embellissant l'idée qu’ils se rappelleraient ainsi d’eux et qu’ils les suivraient de ce fait dans leur vertueuse conduite. 

Puis Shaytan (Satan) suggéra à la troisième génération qu'ils devraient adorer ces idoles en dehors d'Allah - Le Plus Haut - et leur inspira que c’était ce que leurs ancêtres avaient l’habitude de faire. 

Ainsi Allah leur a envoyé Nouh (‘ alayhi Salam), leur ordonnant d’adorer Allah Seul. 

Cependant aucun n'a répondu à son appel excepté quelques uns. 

Allah - le puissant et majestueux - a relaté cet incident entier dans la Sourate Nouh.

Ibn 'Abbas relate :

" En effet ces cinq noms des hommes vertueux du peuple de Nouh. 
Quand ils sont morts Shaytan (Satan) a inspiré à leur peuple de faire des statues qui les représentent et de placer ces statues dans leurs lieux de rencontres comme rappel d'eux, et ainsi firent-elles.
Cependant, aucun parmi eux n'a adoré ces statues, jusqu’à ce que cette génération soit morte et le but des statues a alors été oublié.
Puis (la génération suivante) a commencé à les adorer. "
(Rapporté par Al Boukhari (11/418) et Mouslim (18/52)).

Les récits semblables à ceux-ci ont été également rapportés par  Ibn DJarir At-TabarI et d'autres selon les récits d’un certain nombre de Salafs (prédécesseurs pieux) – radya Allah ‘an hum.

Dans l'annonce Dou’a Al-Manthour (6/269):

Abdullah Ibn Humaid rapporte d’après Abu Muttahar, qui a dit :

"(le nom de) Yazid Ibn Al- Muhallab a été évoqué à Abu Ja'far Al- Baaqir(d.11H), et il a dit : Il a été tué à l'endroit où l’on adorait autrefois une autre divinité qu’Allah.

Alors il a mentionné  Wadd et a dit :

Wadd était un homme musulman qui était aimé par son peuple.

Quand il est mort, le peuple a commencé à se réunir autour de sa tombe dans la terre de Baabil (Babel), le déplorant et pleurant. 

Ainsi quand Iblis (Satan) les a vu pleurer et le déplorer, il a pris la forme d'un homme et est venu auprès d’eux pour leur dire : Je vois que vous le pleurez et le déplorez.

Ainsi pourquoi ne faites vous pas une image de lui (c.-à-d. une statue) et ne la placez vous pas dans vos endroits de rassemblement de sorte que vous puissiez vous rappeler de lui.

Ils dirent : Oui, et firent une image de lui et la mirent dans leurs lieux de rassemblement ; ce qui les rappela de lui.

Quand Iblis vit comment ils se rappelaient (excessivement) de lui, il leur dit :

"pourquoi chaque homme parmi vous ne fait il pas une image semblable pour la placer dans sa propre maison, de sorte que vous puissiez (constamment) vous rappeler de lui."

Ainsi ils dirent tous "oui". Ainsi chaque ménage fit une image de lui, qu'ils adorèrent et vénérèrent et qui les rappela constamment de lui.

Abu Dja'far a indiqué : " ceux de la génération postérieure ont vu ce que (la génération d’avant) avait fait et considérèrent cela....d’une telle ampleur qu'ils le prirent pour divinité en dehors d’Allah. Il dit alors: " C'était la première idole adorée en dehors d’Allah, et ils ont appelé cet idole Wadd"
(Rapporté par Al Boukhari (8/534))

Ainsi la sagesse d'Allah - Le Plus Haut - était accomplie, quand il a envoyé Muhammad (صلى الله عليه وسلم) en tant que prophète final et a fait de sa Shari’a l'accomplissement de toutes les lois divinement prescrites, du fait qu’il a interdit tous les moyens et toues voies par lesquels les gens peuvent tomber dans le Shirk (l’association – le polythéisme) - qui est le plus grand des péchés.


Pour cette raison, la construction de châsse tombales au-dessus des tombes et prévoir de voyager spécifiquement vers ces lieux comme endroits de festivité et de recueil en prêtant serment à l’occupant d’une tombe ; a complètement été interdit
.

(Rapporté par Ibn Abi Haatim également, de même que dans 
Khawakib Ad-Dourari (6/112/2) d’Ibn ‘Ourwah Al-Hanbali, avec un isnad qui est Hasan, jusqu'à Abu Muttahar.

Cependant, aucune biographie n'a pu être trouvée de lui, pas plus que dans Ad-Dawlabi's 
al-Kounaa wal-Asmaa, ni Al-Kounaa de Mouslim, ni quiconque.

Et le défaut caché est qu’il est des Chi’a (Chiites) mais sa biographie n’est pas incluse dans Tawsi’at el Kounaa de l’index des narrateurs chiites.)

Tout ceci mène à l’excès et au culte d’autres divinités qu'Allah - Le Plus Haut.

Ceci est encore plus le cas dans une époque dans laquelle la connaissance diminue, l’ignorance augmente, il n’y a que peu de conseillers sincères (à la vérité) et Shaytan coopère avec les hommes et les djinns afin d’égarer l'humanité et les éloigner du culte d'Allah l’Unique – Le Plus Haut.

Source : www.alalbany.net   
Sheikh Muhammad Nasr Ad-Dinne Al Albani (rahimahou Allah) 
Cette traduction est tirée du livre :
" Tahdhir As-Saajid min Ittikhadh Al-Qoubour Masaajid" - La mise en garde contre le fait de prendre les tombes comme mosquées.
Traduction rapprochée : Mahmoud Abou Abderahman ibn Ali 
revu par Ibn Hamza Al Djazairy 
28 dhoul al qui’da 1426 – 30/12/05

Télécharger en arabe : تحذير الساجد من اتخاذ القبور مساجد

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany

Publié dans : Unicité - التوحيد
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Le noble Chaykh Muhammad bn Sâlih Al-‘Uthaymîn – qu’Allâh lui fasse miséricorde – questionné au sujet de la Croyance (‘aqîdah) des Gens de la Sunnah et de l’Unité (ahlu-ssunnati wa-ldjamâ’ah) sur les Noms et Attributs [divin], à savoir s’il existe une différence entre le Nom et l’Attribut [divin] et s’il est nécessaire (yalzamu) d’affirmer (thubût) le Nom pour pouvoir affirmer l’Attribut [divin] et l’inverse ?

Il répondit :

« La croyance des Gens de la Sunnah et de l’Unité sur les Noms d’Allâh, est l’affirmation de ce qu’Allâh a affirmé sur Lui-même (Son Être / nafsihi) parmi [Ses] Noms et Attributs sans [tombé dans] :

 l’altération (at-tahrîf)
 la négation (at-ta’tîl)
 l’interrogation du comment (at-takyîf)
 l’anthropomorphisme (assimilation / at-tamthîl)

Quant à la différence entre le Nom et l’Attribut, c’est que : le Nom est ce par quoi Allâh S’est nommé et l’Attribut est ce par quoi Allâh S’est décrit et entre les deux il y a une dissimilitude claire car le Nom (al-ism) fait cas de [nom] propre (‘alaman) d’Allâh – à Lui la Puissance et la Gloire – englobant (mutadammin) l’Attribut.

Et il est indispensable pour affirmer [correctement] le Nom, d’affirmer [aussi] l’Attribut.

En exemple :

(… Allâh est Pardonneur (ghafûrun) et Miséricordieux (ra
hîmun).) (2/173)

(ghafûrun) : un Nom impliquant [l’Attribut du] pardon (al-maghfirah) et (rahîmun) ; l’affirmation (ithbât) [de l’attribut de] la miséricorde (ar-rahmah).

[Mais parfois,] il n’est pas nécessaire, [à partir] de l’affirmation de l’Attribut, l’affirmation du Nom comme par exemple [l’attribut] de la parole (al-kalâm) : nous ne devons pas affirmer à Allâh le Nom de Locuteur (al-mutakallim) [1].

Par conséquent, l’Attribut est [bien] plus vaste car chaque Nom englobe un Attribut alors que chaque Attribut n’englobe [forcément] pas, un Nom.

[1] : Car le nom « Locuteur » n’a pas été rapporté dans le Coran et la Sunnah. C’est seulement l’Attribut qui a été confirmé.

Traduction :
 L’équipe www.mukhlisun.com
Source de la fatwah : http://www.sahab.com/go/fatwa.php?id=91&query
(Tiré de « madjmû’ fatâwâ wa rasâ il ac-chaykh ibn ‘uthaymîn » tome 1, question 51).
http://www.mukhlisun.com/index.php?option=com_content&task=view&id=152&Itemid=50
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
Publié dans : Unicité - التوحيد
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Question : 

Quel est votre avis concernant la personne qui ne fait pas de différence entre l’Algérie, l’Angleterre ou tout autre pays européen mécréant ?

Et lorsqu’on lui demande s’il est permis de voyager vers un pays mécréant, elle répond : où penses-tu être maintenant ?

Réponse : 

Louange à Allah et que les éloges et le salut d’Allah soient sur celui après qui il n’y aura plus de prophète, ainsi que sur sa famille et sss compagnons, jusqu’au Jour de la Rétribution.

Ceci dit :

Comparer l’Algérie à un pays mécréant, comme l’Angleterre, la France ou l’Allemagne, revient à comparer un pays qui gouverne avec l’islam et d’autres qui ne gouvernent qu’avec la mécréance.

C’est donc une manière de rendre mécréant l’ensemble des gens ou l’ensemble de la société, et personne n’ignore que cela est contraire à la croyance et aux fondements de 
Ahl As-Sunnah wal-Jamâ’ah.

C’est là la croyance des 
Khawârij qui déclarent mécréants les musulmans (les gens de Qiblah) par le simple fait de commettre des péchés, mineurs ou majeurs.

Ceci car ils considèrent que les œuvres font partie de la foi et sont une condition de pérennité de la foi, ainsi celui qui commet un grand péché sort de ce qu’ils nomment la foi.

Quant à 
Ahl As-Sunnah wal-Jamâ’ah, ils nomment ceux qui se dirigent vers la Qiblah : musulmans et croyants, même s’ils sont désobéissants, tant qu’ils reconnaissent ce avec quoi est venu le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam), d’après sa parole rapporté par Anas Ibn Mâlik :

« 
Celui qui prie comme nous, se dirige vers notre Qiblah, et mange de nos sacrifices,  est musulman et il a des droits et des devoirs équivalents aux nôtres. »

et dans une autre version :

« 
Celui qui prie comme nous, se dirige vers notre Qiblah, et mange de nos sacrifices,  est le musulman qui est sous la protection d’Allah et de Son Messager, ne trahissez donc pas Allah dans Sa protection. »
(Al-Bukhârî : 1/496)

C’est-à-dire : ne trahissez pas dans le pacte qu’Allah a scellé, et n’approchez pas des biens, du sang et de l’honneur (du musulman).

Ce hadith montre l’interdiction de rendre mécréant l’ensemble de la société, et on doit considérer les gens en fonction des apparences : celui qui montre les signes de l’islam, ses règles s’appliquent à lui, tant que rien de contraire n’émane de lui, comme renier une chose authentique avec laquelle est venu le Prophète (
salallahu’ alayhi wasalam), ou rendre licite ce qu’Allah a rendu illicite.

C’est pourquoi fait partie de la croyance de 
Ahl As-Sunnah de ne pas témoigner de la mécréance ou de l’hypocrisie d’une personne parmi les musulmans tant que cela n’apparaît pas clairement, et nous devons confier ce qu’ils cachent à Allah (qui les jugera pour cela).

Ceci car il nous a été ordonné de juger en fonction des apparences, et qu’on nous a interdit les supputations et la recherche de ce sont nous n’avons aucune science.

Allah dit :

« 
Ô vous les croyants ! Evitez de faire trop de suppositions sur autrui car beaucoup de suppositions sont en fait péché. » et Il dit : « Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. L’ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. »

Parmi les défauts des gens de l’innovation est qu’ils se déclarent mécréants les uns les autres.

Et parmi les mérites de 
Ahl As-Sunnah est qu’ils déclarent pécheurs (celui qui commet un péché) mais ne le déclarent pas mécréant pour tout péché commis, au contraire la fraternité dans la foi se poursuit même avec les péchés.

Ainsi, si on voit dans le pays les signes de la religion comme la double attestation de foi, l’appel à la prière, l’accomplissement de la prière, la direction vers la 
Qiblah et qu’on permet à ses habitants de les accomplir en toute sécurité, et non par pacte engagement ou suivi, alors ce pays sera considéré comme un pays musulman pour Ahl As-Sunnah, et non comme une terre de mécréance, comme c’est l’avis de la secte de Al-Mu’tazilah.

Anas Ibn Mâlik rapporte que le Messager d’Allah (
salallahu’ alayhi wasalam) a dit :

« 
On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah.
S’ils le disent, prient comme nous, se dirigent vers notre Qiblah, et sacrifient comme nous, alors leur sang et leur bien nous sont interdits, sauf de bon droit, et leur sort est auprès d’Allah. 
»
(Abû Dâwûd 3/101)

Ainsi, on voit clairement l’erreur de celui qui ne fait pas la différence entre les deux pays, de même que s’effondre l’argumentation de celui qui autorise l’émigration vers les pays de mécréance et d’égarement en prétendant qu’il n’existe aucune terre d’islam, pensant s’appuyer sur un argument religieux en la première émigration des musulmans vers l’Abyssinie puisque la Mecque n’était pas en ce temps une terre d’islam.

Il est étonnant de voir que ceux qui prétendent vouloir s’attacher à cette étape de la Mecque où résidaient les musulmans avec le Prophète (
salallahu’ alayhi wasalam), en état de faiblesse au début de l’islam, et ont ainsi émigrer vers l’Abyssinie en l’absence de terre d’islam à cette époque.

Ces gens ont malgré tout délaissé la pratique des règles en vigueur en cette période, (parmi lesquelles) la préservation originelle du sang du mécréant, car le sang de l’être humain est préservé et ne doit être versé que de plein droit.

Et on interdisait aux musulmans avant l’émigration de débuter le combat, et il était illicite d’engager des combats contre les mécréants dont la mécréance ne faisait pourtant aucun doute.

Les combattre était donc considéré comme un meurtre sans aucun droit.

Cette règle doit donc a fortiori s’appliquer sur le croyant pécheur, ou sur la personne dont la mécréance n’est pas claire !

Pourquoi ont-ils délaissé la mise en pratique des versets exhortant à la patience vis-à-vis de ceux qui nuisent à Allah et Son messager lorsqu’ils sont en état de faiblesse, et les versets exhortant au combat lorsqu’ils sont en état de force, afin de réunir l’ensemble des versets plutôt que de prétendre l’abrogation de ce qui porte plusieurs sens ou de choisir un avis, puisqu’il n’y a plus d’opposition entre les versets (si on agit de la sorte).

Ces propos viennent de la croyance des 
Khawârij qui ont fait de Al-Hâkimiyyah (l’application de la loi d’Allah) une condition de validité de la foi et le sens même du Tawhîd.

C’est-à-dire que pour eux le sens de « 
Lâ ilâha Illallah » est : La souveraineté (la législation) n’appartient qu’à Allah.

Cette appellation et compréhension erronées ont été répandues par celui qui les a innovés : Sayyid Qutb.

Et nul doute qu’expliquer « 
Lâ ilâha Illallah » par la souveraineté d’Allah est contraire à l’explication donnée par les pieux prédécesseurs, car pour eux le sens en est : « Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah. », et ce d’après la Parole d’Allah :

« 
C’est ainsi qu’Allah est le Vrai, alors que ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le faux ; c’est Allah qui est le Très-Haut, le Très Grand. »

L’unicité d’Allah est le fondement de la législation et c’est la priorité dans l’appel à Allah, ainsi Allah dit :

« 
Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il a ordonné à Nûh, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons ordonné à Ibrâhîm, Mûsâ et ‘Îsâ : « établissez la religion en vouant un culte exclusif à Allah et ne divergez pas à son sujet. » Ce à quoi tu appelles (l’unicité dans l’adoration) parait énorme aux polythéistes. Allah choisit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent. » 

Il n’échappe pas à l’homme doué d’intelligence que l’ordre d’adorer Allah Seul sans associé est une application de la Loi d’Allah, et c’est la première chose qu’ont ordonné les messagers et les prophètes pour défaire les liens du polythéisme noués dans les poitrines de ceux qui s’y attachaient, ainsi que la purification de la terre et des mosquées d’Allah de la souillure des statues et des mausolées.

Ainsi le chemin de l’appel à Allah commence par l’unicité avant toute autre chose :

« 
Dis : « Voici ma voie, j’appelle (les gens) à Allah, avec science, moi et ceux qui me suivent. Gloire à Allah ! Et je ne suis point du nombre des polythéistes. »

Ce verset porte donc le sens de l’appel à l’unicité d’Allah, Son adoration seul et sans associé. De même que cela apparaît dans le hadith de Mu’âdh Ibn Jabal :

« 
Tu vas te rendre vers un peuple des Gens du Livre. Que la première chose à laquelle tu les appelles soit d’attester qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que je suis le Messager d’Allah. S’ils t’obéissent en cela, informe-les qu’Allah leur a imposé cinq prières de nuit et de jour… »
(Al-Bukhârî et Muslim)

Ainsi, faire de 
Al-Hâkimiyyah une condition de validité de la foi amène à déclarer mécréant en toute situation le gouverneur qui s’oppose à ce qu’Allah a révélé, de même que ses administrés, même si ces derniers réprouvent ce qu’il fait par leur cœur ou leur langue.

Nul doute que cela est une fausse croyance, puisque faire de 
Al-Hâkimiyyah une condition de validité de la foi conduit à nier que l’unicité de l’adoration et de nombreux fondements et règles comme la prière et d’autres choses encore fassent partie de l’application de ce qu’Allah a révélé et des liens de la religion institués par Allah.

Et toutes ces formes de condition sont fausses et contraires à la religion d’Allah en raison de la parole du Prophète :

« 
Les liens de l’islam seront défaits les uns après les autres, et chaque fois qu’un lien sera défait, les gens s’attacheront au suivant. Le premier à être défait sera le lien de la Loi (d’Allah), et le dernier sera le lien de la prière. »
(
Sahîh At-Targhîb : 1/369).

Source : 
Majâlis Tadhkiriyyah ‘alâ Masâ’il Manhajiyyah, p.58-64.
Traduit et publié par les Salafis de l’Est<...
http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10157&keywords=alg%E9rie
Cheikh Abou Abdil-Mou'az Mouhammad 'Ali Farkouss
Publié dans : Emigration - الهجرة
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Question :

« Il est devenu très commun parmi nous, de nos jours, quand un homme part en voyage et revient ensuite, un groupe de femmes de son "entourage" vient, le salue et l’embrasse, de même pendant les jours de fête, comme ’Id-ul-Fitr et ‘Id-ul-Adha.

Cela est-il permis ? »


Réponse
 :

Il est bien connu d’après des preuves du Quran et de la Sunna, [1] qu’une femme ne doit pas serrer la main ou embrasser un homme qui n’est pas un mahram pour elle, que ce soit à l’occasion d’une célébration ou au retour d’un voyage ou pour toute autre raison.

Ceci parce que la femme est 
awra (c’est-à-dire elle doit être couverte) et une fitna (c’est-à-dire une source de tentation).

Donc elle ne doit pas toucher un homme qui n’est pas considéré comme un 
mahram pour elle [2], qu’il soit son cousin ou quelqu’un éloigné d’elle.

Et elle ne doit pas l’embrasser ou il ne doit pas l’embrasser.

Nous ne connaissons pas de différence d’avis parmi les savants quant à la prohibition et le rejet de cette question.

Ceci parce que c’est parmi les choses qui causent la 
fitna (tentations et épreuves) et c’est un des moyens qui mènent à ce qu’Allah a interdit des actes obscènes et impudiques et des coutumes qui s’opposent à la Législation Divine.

Il n’est pas permis aux musulmans de rester sur ces coutumes et de leur rester attaché.

Plutôt ils doivent les abandonner et les combattre.

Et ils doivent remercier Allah de les avoir bénis de la connaissance de Ses Lois et de leur avoir permis d’abandonner ce qui L’irrite.

Allah a envoyé les messagers – à la tête desquels était notre prophète Muhammad - pour appeler les gens à Allah seul dans l’adoration, obéir à Ses commandements et abandonner ce qu’Il a interdit et combattre les mauvaises pratiques (des anciens).

Donc il est obligatoire d’abandonner une telle pratique (la poignée de main).

Et il est suffisant de saluer par la voix, sans toucher ou embrasser.

Et nous est suffisant ce qu’Allah a légiféré et a nous permis sur ce qu’Il a interdit et rejeté.

Aussi, la salutation doit être faite tandis que la femme porte le 
Hijab, particulièrement les jeunes femmes, car il n’est pas permis de découvrir le visage.

Ceci parce qu’elle est la plus grande partie de la beauté dune femme qu’Allah lui a interdit d’exposer, lorsqu’Il dit :

"et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris ou à leurs pères ou aux pères de leurs maris …" [Sourate Nur : 31]

Et Allah dit dans Sourate Al-Ahzab : 

"Et si vous leur demandez quelque objet, demandez-le leur derrière un voile (Hijab). C’est plus pur pour vos cœurs et pour leurs cœurs."
 [Sourate Ahzab : 53]

Et Il dit : 

"ô prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux."
[Sourate Al-Ahzab : 59]

Et Il dit : 

"Et quant aux femmes atteintes par la ménopause (qawa’id) qui n’espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d’enlever leurs vêtements de [sortie], sans cependant exhiber leurs atours et si elles cherchent la chasteté c’est mieux pour elles. Allah est Audient et Omniscient"
 [Sourate Nur : 60]

"
Qawa’id" fait ici référence aux vieilles femmes stériles.

Allah explique qu’il n’y a aucun péché sur elles, si elles décident d’enlever leurs vêtements extérieurs de leurs visages et ce qui s’y rapporte, tant quelles ne le font pas dans une façon par laquelle elles exposeraient à tort leur beauté.

Mais continuer à porter le voile est meilleur pour elles, en raison de ce qu’il offre d’éloignement de la 
fitna.

Et si elles exposent à tort leur beauté, alors elles ne doivent pas enlever leur vêtement extérieur, mais au contraire continuer à se voiler, même si elles sont de vieilles femmes stériles.

De cela, nous savons que les jeunes femmes sont obligées de porter le 
Hijab, par le voile, dans toutes les situations, qu’elles s’exposent incorrectement ou non.

Ceci parce que la 
fitna qui peut être causée par elles et le danger de leur dévoilement est plus grand.

Et puisqu’Allah a interdit aux femmes de se dévoiler, alors l’interdiction de toucher et d’embrasser (des étrangers masculins) a préséance sur cela.

Donc il est obligatoire d’abandonner et d’avertir contre cela et de se conseiller de l’abandonner.

Qu’Allah nous dirige tous vers ce qui Lui plaît et qu’Il nous protège des choses qui provoquent Sa Colère.

En vérité, Il est le plus Magnanime, le plus Généreux.

Notes de bas de page


[1] note du traducteur : Parmi les ahadith interdisant clairement la poignée de main entre hommes et femmes non liées l’un à l’autre (c’est-à-dire pas maharim) : le prophète (salallahu a‘layhi wa salam) a dit : "Qu’un homme soit frappé à la tête avec une aiguille de fer est meilleur pour lui que de toucher une femme qu’il ne lui est pas permis (de toucher)." [Rapporté par At-Tabarani, Al-Bayhaqi et dautres et l’imam Al-Albani l’a authentifié dans Silsilat As-Sahiha (1/447-448)] Et le prophète (salallahu a‘layhi wa salam) a dit : "En effet, je ne touche pas les mains des femmes." [At-Tabarani dans Al-Mujam-ul-Kabir (24/342) et authentifié dans Sahih Al-Jami (n° 8054)] Et ‘Aisha (qu’Allah l’agrée) a dit du prophète : "je jure par Allah! La main dune femme n’a jamais touché la main du messager d’Allah - plutôt il prenait le serment d’allégeance des femmes verbalement." [Sahih Muslim (3/1489)]
[2] note du traducteur : un mahram est un homme devant lequel la femme peut se découvrir, comme son mari, son frère, son père et tous les autres mâles mentionnés dans Sourate Nur (24 : 31).

Article tiré du site al-manhaj.com
Source : magazine de l’université islamique, n°2, 1390 H
Traducteur Isma’il Alarcon
Traduit en français par les salafis de l’Est
http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=29
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz
Publié dans : Communauté musulmane - أُمَّة
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Les 6 fondements de cheikh al islam Mohamed Ibn 'Abdelwahhab

Explication audio de Oussoul sitta

Farid Joum'a Zemour el Djazairi est un étudiant en science religieuse en Arabie Saoudite. Après avoir débuté l'apprentissage de la langue arabe en France, le frère Farid se dirigea vers la Syrie et y résida quelques années.

Il y étudia l'arabe, la grammaire arabe, le Coran, le tajweed, le hadith, la croyance et d'autres sciences.

Ses professeurs furent Cheikh Abdelqader al Arnaout, Cheikh Mohammed 'Id 'Abassi, Cheikh Sa'id al Boustani et d'autres.

Le frère Farid continua sa recherche de la science en Arabie Saoudite, dans la ville de Médine, où il étudia notamment avec Cheikh Rabi' ibn Hadi al Madkhali, Cheikh 'Oubeid al Djabiri, Cheikh Abderazzaq ibn Abdelmohsin al 'Abbad et Cheikh Saleh as-Souheymi.

Lorsque Cheikh Rabi' ibn Hadi al Madkhali déménagea vers La Mecque, le frère Farid le suivi pour continuer à étudié auprès de lui.

Ses autres professeurs à la Mecque furent Cheikh WassiAllah al 'Abbad, Cheikh Mohammed 'Omar Bazmoul et Cheikh Zayd al Madkhali.

Il a aussi voyagé à Jizanne pour étudier avec Cheikh Ahmed Nadjmi.

Le frère Farid continu a rechercher la science en Arabie Saoudite, qu'Allah assiste le frère et le préserve.








Farîd el Makky
Publié dans : Unicité - التوحيد
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Cheikh 'Othman El-Khamiss
Publié dans : Mise en garde, groupes déviants
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فالمبتدعون قد يقال: إنهم يثابون على حسن نيتهم إذا كانوا لا يعملون الحق، ولكننا نخطئهم فيما ذهبوا إليه، أما أئمتهم الذين علموا الحق، ولكن ردوه ليبقوا جاههم؛ ففيهم شبه بأبي جهل، وعتبة بن ربيعة، والوليد بن المغيرة، وغيرهم الذين قابلوا رسالة النبي صلى الله عليه وسلم بالرد إبقاء على رئاستهم وجاههم.
أما بالنسبة لأتباع هؤلاء الأئمة فينقسمون إلى قسمين:
القسم الأول: الذين جهلوا الحق، فلم يعلموا عنه شيئاً، ولم يحصل منهم تقصير في طلبه، حيث ظنوا أن ما هم عليه هو الحق؛ فهؤلاء معذورون.
القسم الثاني: من علموا الحق، ولكنهم ردوه تعصباً لأئمتهم؛ فهؤلاء لا يعذرون، وهم كم قال الله فيهم : (إِنَّا وَجَدْنَا آبَاءَنَا عَلَى أُمَّةٍ وَإِنَّا عَلَى آثَارِهِمْ مُهْتَدُونَ)(الزخرف: من الآية22) .
   
On peut dire des innovateurs qu'ils sont récompensés pour leur bonnes intentions quand ils ne connaissent pas la vérité.

Cependant nous leur donnons tort dans le chemin qu'ils ont suivis.

Quand à leurs leaders, ceux qui ont su la vérité mais qui l'ont rejeté pour préserver leur rangs , il y a chez eux une ressemblance avec Abou Jahl, 'Outba Ibn Rabi'a, Al Walid Ibn Al Moughira et autres parmi ceux qui ont rejeté le message du Prophète  afin de préserver leurs présidences et leurs rangs.
 
Quant à ceux qui suivent ces imam, ils se divisent en deux :

1
 Ceux qui n'ont rien su de la vérité et qui n'ont en rien négligé sa recherche, ils ont pensé que ce qu'ils suivaient était la vérité.
Ceux la sont excusés.

2
 Ceux qui ont connu la vérité mais qui l'ont rejeté par fanatisme envers leurs imam.
Ceux là ne sont pas excusés.


Ils sont comme ceux à propose desquels Allah a dit:

“Nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion, et nous nous guidons sur leurs traces” (s 43/v22)

Al Qawl Al Moufid Ala Kitab At Tawhid de cheikh Al Outhaymine  tome 1 p 71
http://alminhadj.fr/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=4046&forum=11&post_id=17625#forumpost17625
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
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