القائمـة

القرآن الكريم


 

      وَمَا أَرْسَلْنَا قَبْلَكَ إِلاَّ رِجَالاً

نُّوحِي إِلَيْهِمْ فَاسْأَلُواْ أَهْلَ الذِّكْرِ

إِن كُنتُمْ لاَ تَعْلَمُونَ

"Demandez donc aux érudits du Livre, si vous ne savez pas." (Al-'Anbiyâ'.verset 7)

    


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 Zirr Ibn Hubaysh rapporte :

« Je suis allé voir Safwan Bin ‘Assâl al-Muradî (Radi Allahou anh) qui me dit : « Qu’est-ce qui t’amène ? ».
Je dis : « Je viens puiser du savoir ».
Il dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sal Allahou ‘Aleyhi wa asalam) dire :
« Chaque fois qu’une personne sort de chez elle en quête de savoir, les anges lui déploient leurs ailes, par signes d’agréments pour ce qu’il fait. »
[At-Tirmidhi, Ibn Maja, Ibn Hibban et Al-Hakim]

 Abû Umâma (Radi Allahou anh) rapporte que le Prophète (sal Allahou ‘Aleyhi wa asalam) a dit :

« Toute personne qui se rend à la mosquée uniquement dans le but d’apprendre le bien ou de l’enseigner aura la récompense d’un pèlerin (hajj) dont le pèlerinage est parfait. »
[At-Tabarani]


 
 Abû Hurayra (Radi Allahou anh)
 rapporte : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sal Allahu ‘aleyhi wa asalam) dire :

« Toute personne se rendant à ma mosquée-ci, dans le seul but d’apprendre le bien ou de l’enseigner, aura le même rang que le Mujâhid [personne combattant pour la cause d’Allah] ; quand à celui qui s’y rend dans un autre but, il est au rang de celui qui regarde les biens d’autrui. »
[Ibn Maja, Al-Bayhaqy]


 Anas (Radi Allahou anh) rapporte que le Messager d’Allah (sal Allahou ‘aleyhi wa asalam) a dit :

« Toute personne qui sort de chez elle en quête de savoir, est dans le sentier d’Allah (fî sabil-Ilah) jusqu’à ce qu’il revienne. »
[At-Tirmidhi]

« Le Savoir : son Statut et ses Mérites » Cheikh Al Albany, éditions Al-Sunna, p.28-30 »

Hadiths tirés du chapitre « Le savoir » du livre « Sahîh Al-Targhib wa Al-Tarhib » de Al-Imam Al Albany (Rahimaoullah)
http://www.darwa.com/forum/showthread.php?t=18381
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany
Publié dans : Apprentissage - طالب العلم
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Question : 

Qu’est-ce qu’une sunna d’habitudes (sunna ‘âdiya) et qu’en est-il de sa pratique et le turban en fait-il partie ?

Réponse :

La sunna ‘
âdiya est l’acte du prophète dans lequel n’apparaît pas la volonté de se rapprocher et d’adorer Allah par elle.

Par exemple, faisait partie des vêtements du prophète (
salallahu’ alayhi wasalam) comme il est rapporté dans Al-Bukhari et Muslim d’après Anas ibn Malik : 

« Le prophète avait deux paires de sandales à deux faces »

Il n’apparaît pas que le prophète (
salallahu’ alayhi wasalam) portait ce type de sandale pour se rapprocher d’Allah.

Tout comme il est authentifié dans le hadith rapporté par l’imam Muslim également d’après Anas : 

« Lorsque le prophète est entré dans la Mecque, lors de sa conquête, il avait quatre tresses »

Et cela existe toujours dans le désert arabe, les jeunes qui ont de beaux cheveux ont deux tresses ou plus.

Et ceci est une sunna d’habitudes (‘
âda) et pas une sunna d’adoration (‘ibâda).

De même pour ce qui est spécifique à ta question : le turban, c’est aussi une coutume ancienne des arabes, avant même la venue du prophète (
salallahu’ alayhi wasalam), de même qu’il portait la tunique, c’est un vêtement arabe.

Il n’apparaît pas que le prophète (
salallahu’ alayhi wasalam) a  porté le turban pour se rapprocher d’Allah.

Il est vrai que si certains hadiths rapportés sur la vertu du turban s’étaient avérés authentiques, il serait passé d’une sunna d’habitudes à une sunna d’adoration.

Mais à ce que je sais, il n’y a aucun hadith authentique montrant sa vertu, comme cette parole qui lui est attribué :
« la prière avec un turban équivaut à 70 prières sans turban ».

Si ce genre de hadith s’avérait authentique, le turban serait une sunna d’adoration et pas seulement d’habitudes.

De même, et cela est important, le prophète (
salallahu’ alayhi wasalam) a prié à un endroit donné pour un but précis, et il n’apparaît pas que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) ait choisi spécifiquement cet endroit, c’est pourquoi il est rapporté dans Al-Musanaf d’Ibn Abi Shayba et dans les Sunan de Sa’id Al-Mansur avec une chaîne de transmission authentique que ‘Umar a accompli le hajj pendant son califat, et lorsqu’il s’est arrêté en route, il a vu des gens se diriger vers un chemin, il a alors demandé : où vont-ils ?

On lui dit : ils vont prier à un endroit où le prophète (
salallahu’ alayhi wasalam) a prié.

‘Umar s’est alors adressé à ces gens et leur a dit :
« ô vous les gens, lorsque l’heure de la prière arrive et que l’un d’entre vous se trouve à un de ces endroits où le prophète a prié, alors qu’il prie, mais si l’heure n’est pas venue qu’il ne prie pas à ces endroits, car ceux d’avant vous ne se sont égarés qu’en suivant les vestiges de leurs prophètes ».

Donc le prophète (
salallahu’ alayhi wasalam) a prié à certains endroits pendant son voyage et il n’a pas choisi spécifiquement un endroit, c’est pourquoi il n’est pas permis de prier à un endroit où le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a prié en pensant qu’il y a une vertu en ce lieu.

Donc la différence entre la sunna d’habitudes et d’adoration est que la sunna d’habitudes a été pratiquée mais ne laisse pas apparaître qu’elle soit une sunna d’adoration.

Nous donnons un autre exemple : porter des habits blancs, on peut considérer cela comme une sunna d’habitudes, mais un hadith a été rapporté et le prophète (
salallahu’ alayhi wasalam) a dit : 

« Le meilleur de vos vêtements est le blanc, habillez-en vos vivants et enveloppez-en vos morts »

Donc cela fait de cette sunna une sunna d’adoration car le prophète (
salallahu’ alayhi wasalam) a dit que cela était meilleur.

Voilà comment nous pouvons différencier la sunna d’habitudes de la sunna d’adoration.


Question :

Shaikh, et le hadith de Mu’awiya : 
« Celui qui ressemble à un peuple en fait partie » ?

Réponse
 :

Je comprends ta question mais quel est le rapprochement entre les deux hadiths ?


Question :

Je veux ressembler au prophète (
salallahu’ alayhi wasalam) pour faire partie de son peuple.

Réponse
 :

Tu veux ressembler au prophète (
salallahu’ alayhi wasalam), mais tu ne peux ressembler au prophète (salallahu’ alayhi wasalam) que si tu accomplis son acte avec la même intention que lui.

Par exemple, si tu veux laisser pousser tes cheveux jusqu’au lobe des oreilles ou aux épaules.

Le prophète (
salallahu’ alayhi wasalam) a-t-il visé par cela l’habitude ou l’adoration ?

Si on admet qu’il l’a fait par habitude et que toi tu le fais par adoration, l’as-tu suivi ?

Je dis : tu l’as suivi et tu ne l’as pas suivi.

Tu l’as suivi dans l’apparence mais pas dans l’intention, donc il ne t’est pas permis d’avoir une intention autre que celle du prophète (
salallahu’ alayhi wasalam) dans cet acte, sinon tu accomplirais une chose sur laquelle Allah n’a révélé aucune preuve.

Voilà la compréhension de cette question.

Traduit par les salafis de l’Est
http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10088&keywords=sunna
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany
Publié dans : Sounnah - السنة
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Aborder les  livres implique plusieurs choses

1  Connaître le sujet du livre - pour en profiter, parce qu'il doit être spécifié. Cela peut être un livre de sihr (sorcellerie), de tromperie ou de mensonge. Donc il faut connaître le sujet du livre pour en profiter.

2  Connaître sa terminologie.

En effet, connaître la terminologie permet d’économiser beaucoup de temps.

C'est ce que les savants font dans l'introduction de leurs livres, par exemple nous savons que lorsque l'auteur de 
Bulugh al Maram dit "convenu", cela signifie que le hadith a été rapporté par Al-Bukhari et Muslim, tandis que l'auteur de Al-Muntaqa utilise cette expression d’une façon différente - quand il dit "convenu", cela signifie que le hadith a été rapporté par l’imam Ahmad, Al-Bukhari et Muslim.

De la même façon dans les livres de fiqh, les savants emploient les mots qawlaynwajhaynriwayatayn et ihtimalayn différemment. 

Riwayatayn
 (deux transmissions) signifie deux transmissions de l'imam; wajhayn (deux avis) signifie deux avis parmi les compagnons, c'est-à-dire, les compagnons des imams du madhhabihtimalayn (deux possibilités) est employé dans les cas d'incertitude quant à savoir lequel des deux avis est correct; et qawlayn (deux avis) est plus général dans la signification que cela.

De la même façon nous devons aussi connaître ce qu'un auteur désigne s'il dit ijma' (consensus) ou wifaq (accord).

S'il dit 
ijma', il désigne le consensus parmi la umma et s'il dit wifaq, il désigne l'accord des quatre imams, comme l'utilisation de l'auteur d'Al-Furuconcernant le fiqh Hanbali. De la même façon les disciples de chaque madhab ont tous leur propre terminologie, donc il est essentiel de connaître la terminologie de l'auteur.

3  Connaître le style et les expressions employés dans le livre.

Vous constaterez que lorsque vous lisez un livre pour la première fois, particulièrement les livres académiques qui sont remplis de science, vous rencontrerez une expression dont vous devrez peser le sens, parce que vous n'y êtes pas familier.

Mais si vous lisez le livre de nouveau vous deviendrez familier de cela.

Il y a aussi quelque chose qui doit être ajouté au livre, qui est d’écrire des commentaires dans les marges et au pied des pages.

C'est quelque chose dont l’étudiant en science doit profiter.

S'il rencontre quelque chose qui a besoin de plus d’explication ou de preuve et qu’il a peur d'oublier, il doit faire une note dans la marge ou au pied de la page.

Souvent la personne manque de  tels bénéfices parce qu'elle ne fait pas de notes qui ne prennent pas plus qu'une minute ou deux. Puis, quand il revient il peut ou ne peut pas se le rappeler.

L’étudiant en science doit y prêter l'attention, particulièrement dans les livres de fiqh.

Dans quelques livres vous pouvez rencontrer une question et ses règles vous semblent confuses et provoquent chez vous des doutes.

Si vous vous référez aux livres qui sont plus compréhensibles que le livre que vous lisez et que vous trouvez quelque chose qui explique la question, vous devez en faire une note pour que vous puissiez vous y référer de nouveau si vous en avez besoin, sans devoir vous référer au livre original dont vous l'avez cité.

Cela vous fera économiser du temps.


La lecture de livres est de deux types

1  Lecture en profondeur pour peser et comprendre. Cela prend nécessairement du temps.

2  Une lecture rapide pour obtenir une idée du sujet du livre, les sujets traités et le contenu du livre.

Ceci est fait en feuilletant le livre et l'écrémant.

Cela n'implique pas le même niveau de pensée que la première méthode.

La meilleure voie pour lire des livres est de peser les sens et chercher l'aide des savants qui ont la compréhension.

Il n’est pas surprenant que le livre qui mérite le plus une telle lecture est le Livre d'Allah.

Vous devez être patient et persister dans la lecture, car on n'a pas donné de cadeau plus grand à l'homme que la patience.


Collecter des livres

L’étudiant en science doit s’appliquer à collecter des livres, mais il doit donner des priorités.

Si une personne n'a pas beaucoup d'argent, il n'est pas bon et n'est pas sage d’acheter beaucoup de livres et de payer pour eux, parce que c'est une mauvaise gestion.

Si vous ne pouvez pas acheter de livres avec votre propre argent, vous pouvez les emprunter dans n'importe quelle bibliothèque.


S’appliquer à lire des livres importants

L’étudiant en science doit s’appliquer à lire les ouvrages de référence les plus importants, pas les travaux modernes, parce que certains des auteurs modernes n'ont pas la science profonde, et si vous lisez ce qu'ils ont écrit, vous constaterez que c'est superficiel. Ils peuvent citer des choses mot pour mot, ou peuvent les déformer pour les rendre plus longues, mais ce n'est que du blabla.

Donc vous devez lire les travaux de référence les plus importants écrits par les 
salaf (pieux prédécesseurs), parce qu'ils sont meilleurs et plus bénis que beaucoup de livres de la génération postérieure.

La plupart des livres des auteurs postérieurs portent peu de sens mais sont prolixes (c’est à dire long).

Vous pouvez lire une page entière qui pourrait avoir été résumée en une ou deux lignes.

Mais vous trouverez les livres des 
salaf faciles, simples et bien écrits, sans aucun mot qui ne porte pas de sens.

Parmi les meilleurs livres que l’étudiant en science doit s’appliquer à lire sont les livres de Shaykh Al-Islam Ibn Taymiya (rahimahullah) et son élève Ibn Al-Qayim (rahimahullah). Il est connu que les livres d'Ibn Al-Qayim sont plus faciles, parce que le style d'Ibn Taymiya est très éloquent à cause de sa science abondante et son esprit alerte et Ibn Al-Qayyim a vu la science d'Ibn Taymiya comme une maison bien faite, son rôle à lui étant d’organiser et d’embellir.

Mais Ibn Al-Qayyim était libre d’esprit; s'il pensait que l'avis de son shaykh divergeait de ce qu'il pensait être correct, il le disait.

Quand il a pensé que le pèlerin devait quitter 
l’ihram pour le Hajj et reprendre l’ihram pour la 'Umra, car Ibn 'Abbas (radiallahu 'anhu) a pensé que si la personne qui n'a pas apporté d'animal pour le sacrifice entre en ihram pour le Hajj ou en Qiran, elle doit quitter l'ihram pour le Hajj et reprendre l’ihram pour la 'Umra, Tandis qu'Ibn Taymiya a pensé que cela concernait seulement les compagnons, il [Ibn Al-Qayim] a dit :

« Je penche plus vers l'avis d'Ibn 'Abbas que vers l'avis de mon shaykh. »

Il a clairement déclaré qu'il avait un avis différent, donc il était indépendant dans sa pensée.

Mais il n’est pas surprenant qu'il a suivi son shaykh (
rahimahullah) dans les questions qu'il pensait être vraies et correctes.

Sans aucun doute, si vous considérez la plupart des avis d'Ibn Taymiya, vous constaterez qu'ils sont corrects.

C'est quelque chose que quiconque pèse ses livres saura.


Evaluer les livres

Les livres peuvent être divisés en trois types :

1
 Les bons livres

2
 Les mauvais livres

3  Les livres qui ne sont ni bons, ni mauvais.

Essayez de vous assurer que votre bibliothèque ne contient pas de livres qui ont un mauvais contenu.

Il y a des livres qui sont décrits comme étant de la littérature, mais ils tuent seulement le temps sans produire aucun avantage.

Et il y a des livres nuisibles qui contiennent des idées spécifiques ou promeuvent une idéologie incorrecte.

Ceux-ci aussi ne doivent pas figurer dans votre bibliothèque, soit parce que la méthodologie qu'ils emploient est fausse, soit à cause de leur fausse compréhension de la 
'aqida ou parce que ce sont des livres révolutionnaires qui promeuvent une idéologie nuisible.

En général, vous ne devez laisser aucun livre nuisible dans votre bibliothèque, parce que les livres nourrissent l'âme, comme la nourriture et la boisson nourrissent le corps.

Si vous la nourrissez avec des livres comme ceux-ci, ils vous causeront beaucoup de mal et vous suivrez une méthodologie qui va contre la méthodologie du chercheur de la science saine.

Article tiré du site clearpath.com
Source: Fatawa Shaykh Muhammad ibn Salih Al-'Uthaymin, Kitaab Al-‘Ilm, p. 87-91
Traduit par les salafis de l’Est
http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=212&keywords=Comment+aborder+livres+science
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
Publié dans : Apprentissage - طالب العلم
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Les Trois Principes Fondamentaux et leurs preuves
Cheikh Muhammed Ibn 'Abd Al Wahhab (rahimahullah)


Dissiper l'équivoque en Monothéisme
Cheikh Muhammed Ibn 'Abd Al Wahhab (rahimahullah)


Le Livre de L'Unicité
Cheikh Muhammed Ibn 'Abd Al Wahhab (rahimahullah)


Ce que tout musulman et musulmane se doit de savoir
Cheikh Muhammed Ibn 'Abd Al Wahhab (rahimahullah)


Les 4 principes
Cheikh Muhammed Ibn 'Abd Al Wahhab


Les actes annulatoires de l'Islam
Cheikh Muhammed Ibn 'Abd Al Wahhab (rahimahullah)


La croyance (Al-'Aqidah) Islamique et son histoire (2ème édition)
Cheikh Muhammed Amân 'Ali Al Jâmi (rahimahullah), traduit par Abû Hammâd Sulayman Al Hayiti
 

L'unicité (at Tawhid)
Chaykh Mohammed ibn Otheïmine (rahimahuLah)


Croyance de tout musulman
Mohammed Jamil Zinou (hafizhahoulah)


Erreurs commises dans la croyance
Sâleh Ibn Abdel-Aziz Âli-Cheikh (hafizhahuLah)


La signification des deux attestations
Chaykh Mohammed ibn Otheïmine (rahimahuLah)


Alliance et Désaveu en Islam
Cheikh Saleh Al-Fawzân (hafizhahuLah)


Résumé du dogme islamique
Cheikh Mohammed ibn Jamil Zinou (hafizhahouLah)


Craindre le Shirk
Cheikh Al Râjihi (hafizhouLah)
Publié dans : Apprentissage - طالب العلم
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Dans son excellente risala « L’héritage de Hassan Al-Banna », shaikh ‘Ayid As-Shimmari nous expose quelques fondements de base de la secte des frères musulmans. 

Dès lors, on comprend mieux la stratégie qu’ils développent et sur quoi elle repose. 

A lire !

Dossier à télécharger

Dossier à télécharger

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10083
Cheikh ‘Ayid As-Shimmari
Publié dans : Mise en garde, groupes déviants
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La critique

 Sa définition

C'est le fait d'évoquer le rapporteur par ce qui implique le rejet de ses récits.

Ceci peut s'exprimer par l'affirmation d'un attribut du rejet, ou en niant un attribut de l'acceptation, comme le fait de dire :
"il est un grand menteur", ou "un débauché", ou "faible", ou encore "il n'est pas digne de confiance", ou "on ne le prend pas en considération", ou "on n'écrit pas ses récits"


 la critique se divise en deux catégories : la critique sans restriction et la critique restreinte

  • 1) La critique sans restriction : c'est le fait de critiquer le rapporteur sans faire de précision, donc ceci lui est applicable en toute circonstance

  • 2) La critique restreinte : c'est le fait d'évoquer le rapporteur par la critique en rapport avec une chose précise, d'un savant, d'un groupe ou ce qui s'en rapproche. Ainsi ceci lui est applicable par rapport à cette chose précise et non pour autre chose.

Par exemple : la parole d'ibn Hajar dans "at-taqrib" au sujet de Zayd ibn al Habbab - et Moslim a rapporté de lui - "véridique mais il se trompe lorsqu'il rapporte d'ath-Thawry", ainsi il est faible uniquement lorsqu'il rapporte d'ath-Thawry et non des autres.

Et la parole de l'auteur de "al khoulasah" au sujet de Ismail ibn 'Ayyach : "Ahmed, Ibn Ma'în, et al Boukhari l'ont déclaré digne de confiance lorsqu'il rapporte des gens du Cham, alors qu'ils l'ont jugé faible lorsqu'il rapporte des gens du Hijaz Ainsi il est considéré faible uniquement dans ces récits provenant des gens du Hijaz et non dans ceux des gens du Cham.

Et un autre exemple lorsqu'il est dit : "il est faible dans les récits traitant des Attributs (divins)", ainsi ce rapporteur ne serait pas faible pour les récits traitant d'autres sujets.

Mais si le but de restreindre la critique est de rejeter l'idée que le rapporteur soit fiable dans une circonstance précise, ceci n'interdit pas la possibilité qu'il soit également faible en d'autres circonstances.


 la critique a des degrés

  • le plus haut: ce qui indique que l'on a atteint le summum de la chose comme par exemple : "le pire des menteurs", "l'essence-même du mensonge"

  • ensuite vient ce qui indique une exagération comme : "grand menteur", "inventeur", ou "imposteur"

  • puis le plus bas degré : "trop accommodant", ou "mauvaise mémoire" ou "il y a des choses à redire à son sujet"
Et entre cela il y a des degrés bien connus.


 Il y a cinq conditions pour que la critique soit acceptée

  • 1) Qu'elle provienne d'une personne juste, on ne l'accepte pas d'un débauché

  • 2) Qu'elle provienne d'une personne attentive, on ne l'accepte pas d'une personne négligente

  • 3) Qu'elle provienne d'une personne connaissant les causes de la critique, on ne l'accepte pas d'une personne ignorant les règles de la critique

  • 4) Que la personne éclaircisse la cause de sa critique, ainsi on n'accepte pas la critique vague - comme le fait de se contenter de dire : "il est faible" ou "son hadith est rejeté" - jusqu'à ce que la cause soit clarifiée. Car il est possible qu'il critique par une cause qui n'exige pas la critique, et c'est ce qui est connu. Ibn Hajar - qu'Allah lui fasse Miséricorde, lui, a opté pour l'acceptation de la critique vague sauf si elle est formulée à l'encontre d'une personne connue pour sa droiture, dans ce cas il ne l'accepte que si elle est détaillée. Ceci est l'avis le plus probable, surtout lorsque la personne critiquant fait partie des imams dans ce domaine.

  • 5) Que la critique ne concerne pas une personne dont la droiture a été attestée de nombreuse fois, et qui est connue pour son haut rang. Comme par exemple Nafi', Chou'bah, Malik, ou al Boukhari. Ainsi on n'accepte pas la critique envers eux ou des personnes similaires.


L'éloge

 Sa définition

C'est le fait d'évoquer le rapporteur par ce qui implique l'acceptation de ces récits.

Ceci peut s'exprimer par l'affirmation d'un attribut d'acceptation ou en niant un attribut du rejet, comme le fait de dire :
"il est fiable", ou "personne de confiance", ou encore "il n'y a aucun souci à son sujet" ou "on ne rejette pas ses récits".


 l'éloge se divise en deux catégories : l'éloge sans restriction et l'éloge restreinte

  • 1) L'éloge sans restriction : c'est le fait de faire l'éloge du rapporteur sans faire de précision, ce qui signifie la fiabilité en toute circonstance

  • 2) L'éloge restreinte : c'est le fait d'évoquer le rapporteur par l'éloge en rapport avec une chose précise, d'un savant, d'un groupe ou ce qui s'en rapproche. Ainsi ceci signifie la fiabilité par rapport à cette chose précise et non pour autre chose

Par exemple que l'on dise "il est fiable dans les récits d'az-Zuhry" ou "dans les récits des gens du Hijaz". Ainsi il ne sera pas fiable dans ses récits provenant d'autres individus que ceux cités.
 
Mais si le but de restreindre l'éloge est de rejeter l'idée que le rapporteur soit faible lorsqu'il transmet de certaines personnes, ceci n'interdit pas la possibilité qu'il soit également fiable avec d'autres qu'eux.


 l'éloge a des degrés

  • le plus haut : ce qui indique que l'on a atteint le summum de la chose en question comme par exemple : "le plus fiable des gens", "on atteint les sommets de la confiance avec lui"

  • ensuite vient ce qui est appuyé par une caractéristique, voir deux, comme : "très fiable", "fiable et de confiance" ou des termes de ce genre

  • puis le plus bas degré : ce qui est ressenti comme proche du début de la critique comme "pieux", "droit dans ses propos", ou "on rapporte de ces récits" ou ce qui s'en rapproche.

Et entre cela il y a des degrés bien connus.


 Il y a quatre conditions pour que l'éloge soit acceptée

  • 1) Qu'elle provienne d'une personne juste, on ne l'accepte pas d'un débauché

  • 2) Qu'elle provienne d'une personne attentive, on ne l'accepte pas d'une personne négligente qui est trompée par l'apparence des choses

  • 3) Qu'elle provienne d'une personne connaissant les causes de l'éloge, on ne l'accepte pas d'une personne ignorant les critères d'acceptation et de rejet.

  • 4) Que cette éloge ne soit pas formulée en faveur d'un individu dont l'obligation de rejeter ces récits est reconnue, parmi les menteurs, les débauchés manifestes, ou autres


L'opposition entre l'éloge et la critique

 Définition

C'est le fait que le rapporteur soit évoqué par ce qui implique le rejet de ces récits, mais qu'il soit par ailleurs évoqué de par ce qui implique leur acceptation.

Par exemple : lorsqu'une partie des savants dit de lui
"il est fiable" et une autre partie dit : "il est faible".


 L'opposition a quatre situations possibles

  • 1) Que la critique et l'éloge soient toutes les deux vagues

C'est à dire que leurs causes ne soient pas détaillées à toutes les deux.

Donc si nous optons pour le refus de la critique vague nous prenons alors l'éloge, car en réalité l'éloge n'aurait pas d'opposition dans ce cas.

Et si nous optons pour son acceptation (de la critique vague) - et ceci est l'avis le plus probable - alors dans ce cas survient l'opposition. Dès lors, on prend l'avis le plus probant des deux, soit par rapport à la droiture du savant s'exprimant, soit par sa connaissance de l'individu sur lequel il s'exprime, ou soit par (sa connaissance) des causes de la critique et de l'éloge, ou soit encore par le nombre élevé (d'avis similaires). 

  • 2) Que l'éloge et la critique soit détaillées

C'est à dire que leurs causes soient détaillées à toutes les deux.

Alors dans ce cas on prend la critique, car celui qui la formule en sait plus (que celui qui fait l'éloge).

Sauf si la personne faisant l'éloge dit :
"je suis plus au courant que la personne critiquant, du fait que les causes de la critique ont disparues".

Alors dans ce cas on prend l'éloge, car c'est lui dans ce cas qui en sait plus (que celui qui critique).

  • 3) Que l'éloge soit vague et la critique détaillée

Alors dans ce cas on prend la critique car celui qui la formule en sait plus (que celui qui fait l'éloge)

  • 4) Que la critique soit vague et l'éloge détaillée

Dans ce cas on prend l'éloge pour sa prépondérance.

Chapitre de la critique et de l'éloge, tiré de "moustalah l'hadith" du cheikh Mohammed ibn Salih al Othaymine
                                                              Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
Publié dans : Méthodologie - المنهجية
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(1) La plupart des gens ne savent pas la cause des désaccords entre les savants et ne savent pas quelle position adopter vis à vis de ces divergences d'opinion.  
 
Une grande majorité des gens disent, comme cela a été rapporté dans un hadith faible,  « le désaccord de ma communauté est une miséricorde » de sorte qu'ils acceptent toutes les divergences, même les plus prononcées.

Et une petite partie veut carrément supprimer les divergences de sorte que les savants ne parlent plus que d'une seule voix sur tous les sujets sur lesquels les savant qui nous ont précédés étaient en désaccord.

Ceci est évidemment impossible car Allah avec Sa sagesse immense a dit, et son ordre ne peut pas être contré :

وَلَوْ شَاء رَبُّكَ لَجَعَلَ النَّاسَ أُمَّةً وَاحِدَةً وَلاَ يَزَالُونَ مُخْتَلِفِينَ إِلاَّ مَن رَّحِمَ رَبُّكَ

«
 et si Ton seigneur avait voulu il aurait fait des gens une seule communauté. Or ils ne cessent d'être en désaccord entre eux, sauf ceux à qui ton seigneur a accordé miséricorde» (2)

Il y a deux types de divergence :

 La divergence de compréhension,
 La divergence qui engendre la dissension et l'inimitié.

Nos pieux prédécesseurs (salaf) étaient sur le premier, ils ne se combattaient pas, ni ne se fâchaient à cause de leurs divergences d'opinion, et cela du fait du verset suivant :

وَ لاَ تَكُونُوا مِنَ الْمُشْرِكِينَ مِنَ الَّذِينَ فَرَّقُوا دِينَهُمْ وَكَانُوا شِيَعًا كُلُّ حِزْبٍ بِمَا لَدَيْهِمْ فَرِحُونَ

« ne soyez pas parmi les associateurs, parmi ceux qui ont divisé leur religion et sont devenus des sectes, chaque parti exultant  de ce qu'il détenait. » (3)

Si nos pieux prédécesseurs et, avant eux, les compagnons du prophète divergeaient, alors ceux qui viennent après eux sont plus à même de diverger.

Par contre, à l'exemple des compagnons, ils doivent éviter que leurs divergences d'opinions ne se transforment en dissension et inimitié.

La divergence d'opinion et inéluctable est aucun musulman ne doit la renier lorsque celle-ci apparaît entre deux savants car elle fait partie de la nature humaine sur laquelle Allah a crée l'homme comme cela a été évoqué dans le verset précédent.

Que doit donc faire le commun des musulmans lorsqu'il est devant une telle divergence ?

Et c'est là le but de ma parole lorsque je parlais précédemment de l'ignorance de la masse quant à la position à prendre dans pareil cas.

La masse des musulmans vivait depuis environ  un quart de siècle enfermée dans les madhâhibs. Chacun dans un madhab, celui ci est hanafî, celui là est châfi'î et l'autre mâlikî...etc.


Aujourd'hui, et la louange est à Allah, il y a un début de réveil, et je dis bien un début, et non pas un réveil complet, Car bien qu'ils aient pris conscience de choses auxquelles leurs prédécesseurs n'avaient pas prêté attention, cette prise de conscience n'est pas complète et a donc besoin d'être achevé.


C'est ce que je vais tenter d'entreprendre maintenant :

Ô toi le musulman, quelque soit ta culture islamique, quelle soit forte dans le domaine de la législation (chari'a) ou petite, lorsque tu entends une divergence d'opinion entre deux savants :

1
 regarde dans un premier temps si ceux que tu considères comme des savants le sont réellement

Dans beaucoup de cas on a affaire à un « 
tâlib l'ilm » (apprenti, étudiant) qui dit une parole qui va à l'encontre de ce que disent les savants et on croit alors qu'il y a une divergence entre savants.

2
 Par contre si on a affaire à deux savants connus et pieux alors la méthode est la suivante :

Si tu es capable de faire la distinction entre une preuve et une autre alors tu as le devoir de regarder toutes les preuves sur lesquelles s'appuie chaque savant puis tu te penches vers celui qui te tranquillise le plus, vers la preuve qui te semble la plus forte.

Je veux signifier par là que même
 le commun des musulmans a le devoir de faire un effort de réflexion [dans la recherche de la vérité] (ijtihad, dans le sens linguistique du terme).

Cet effort de réflexion (ijtihad) diffère d'une personne à une autre.

Comment un musulman ordinaire doit t'il faire un ijtihad ?

Et bien de la façon suivante :


Scénario 1

1)      il écoute une fatwa d'un savant, cette fatwa diffère de celle qu'a prononcée un autre savant

2)      il demande les preuves auprès du 1er savant, celui ci lui répond « ceci est mon opinion, mon madhab ».

3)      il demande les preuves auprès du 2ème savant  qui lui répond « Allah a dit, le prophète a dit, les salafs (prédécesseurs) ont dit... », comme l'a très bien dit ibn al-Qayim : 

« 
La science se définit à travers « ALLah a dit », « Le prophète a dit »et « les compagnons ont dit » et non pas au moyen du camouflage.

Et la science ne consiste pas à ce que tu exposes avec insolence la divergence entre la parole du prophète et l'avis d'un savant.
 » [al fawâ-id 1/105]

4)      Si tu suis cette méthode lorsque tu regardes les arguments alors à ce moment là tu verras la différence qu'il y a entre les deux propos.
Je t'ai dit précédemment que l'un a dit : «ceci est mon opinion, ceci est mon ijtihad, ceci est mon madhab » et cela arrive souvent, tandis que l'autre te cite comme arguments le Coran, la Sounnah ou les paroles des salafs (prédécesseurs).

A ce moment-là, tu vois ton cœur penché vers celui qui t'a apporté les preuves venant du Livre d'Allah et de la Sounnah et non pas vers l'avis du 1
er savant.

Du coup, le doute qui était en toi se dissipe.

Scénario 2

1)      les deux savants présentent des preuves, comme cela s'est produit dernièrement chez le cheikh al 
Banna, certains d'entre vous étaient présents, lorsque nous avons débattu avec l'un des professeurs au sujet de la lecture de la fatiha à voix haute derrière l'imam.

2)      les gens présents écoutent et quiconque voit son cœur se tranquilliser pour tel ou tel avis alors suit cet avis et peu importe qui a raison ; l'essentiel est que celui qui écoute ne soit pas guidé par ses passions ou une idée déjà faite.

Comme l'a dit ibn Mas'oud :  

« ne soyez pas des gens indécis (« des moutons »)  qui disent : «  « si les gens font le bien alors nous le faisons et si les gens font le mal, nous le faisons aussi », mais soyez maître de vous même et faites le bien lorsque les gens le font et ne faites pas le mal lorsque les gens le font. »
. [al ahkâm (ibn Hazm)]
(4).

Donc le commun des musulmans a le devoir de réfléchir et de rechercher  la vérité, là où elle se trouve, puis de la suivre.
Et tout cela dans les limites de sa culture islamique, de ses connaissances et de sa capacité à comprendre. Allah n'impose à l'âme que ce qu'elle peut.


L'essentiel est qu'il ne soit pas guidé par ses passions.

Conclusion :

La divergence est inéluctable et on ne doit pas essayer de l'éliminer, on ne doit pas demander l'impossible.

Donc la position du commun des musulmans devant la divergence des savants doit être celle que l'on a décrite auparavant, c'est-à-dire qu'ils doivent rechercher la vérité.

Ensuite, ils seront jugés de la même manière que les savants moujtahides, c'est à dire : s'ils se sont trompés alors ils auront une récompense et s'ils ont atteint la vérité alors ils en auront deux.

L'essentiel est qu'ils ne soient pas guidés par leurs envies.


(plus tard , Une personne, dans l'assemblé pose une question)

« 
Comment le commun des musulmans peut-il faire un ijtihad sur les arguments qu'ils leur sont exposés et comment peuvent-ils comprendre le contenu de ces arguments ? »

Réponse :

Les musulmans ordinaires ne sont pas contraints par le législateur à devenir des savants.

il n'y avait parmi les compagnons que 200 savants mouftis.

Les autres n'étaient pas des savants comme l'exige l'expression.

On lit la parole d'Allah :

فَاسْأَلُواْ أَهْلَ الذِّكْرِ إِن كُنتُمْ لاَ تَعْلَمُونَ

« Demandez donc au gens du rappel si vous ne savez pas » (5).

On déduit de ce verset que les musulmans sont divisés en deux catégories :

Les savants et les non-savants. Et Allah a imposé aux uns ce qu'il n'a pas imposé au autres.

Il a imposé aux non-savants d'interroger les savants et il a imposé aux savants de ne pas cacher leur science mais au contraire de l'exposer à la seconde catégorie.

Donc, de tout temps, la communauté est constituée de savants et de non-savants. Ceci est confirmé par le verset précédent.

Il n'est pas demandé à tous les musulmans d'étudier la science sauf ce qui est nécessaire.

Exemple : il y a une grande différence entre connaître les conditions de la prière (chourout), les piliers de la prière (arkân) et connaître les règles du hajj et de la zakat.

Chaque musulman  doit prier, donc connaître la façon de prier, chaque musulman  doit jeûner donc connaître la façon de jeûner tandis que la zakat et le hajj  il n'est pas demandé à tout le monde de les connaître sauf si il est riche et capable d'aller au hajj.

Par contre la science au sens large comme la science du tafsir, du fiqh n'est obligatoire que pour une petite partie de la communauté.

Ceci est connu par tous, donc ta question n'est pas opportune car il n'est pas obligatoire pour tout musulman d'étudier la science.


Question :

« Mais si il questionne un des savants et que celui-ci lui répond avec des arguments, est il obligé de faire un effort pour comprendre les arguments ? »

Oui, mais j'ai fait une distinction en disant : s'il est capable de comprendre alors il compare, il pèse les deux avis et je pense que tu te rappelles de l'exemple : un tel a dit sur un sujet :  « ceci est mon opinion » et l'autre a un avis contraire sauf qu'il expose pour le justifier un verset du Coran. Est-ce que celui qui a posé la question a besoin d'être un savant ?

 

Le questionneur :

« Afin qu'il comprenne le verset ? »


Le verset, barakallahou fîk, c'est le savant qui va le lui expliquer, mais moi  je résume la réponse et je dis que le premier savant n'a pas exposé de preuves ; il s'est contenté de dire « ceci est mon avis » tandis que le deuxième savant dit : « Allah a dit , Le prophète a dit ».

Je ne dois pas systématiquement m'imaginer que le musulman ordinaire ('âmmi) ne comprend pas le verset ou le hadith, il se peut qu'il le comprenne. 

Et si il ne le comprend pas alors le savant doit le lui expliquer

Il s'appuie sur le savant pour comprendre l'argument.

Donc je disais que le 1er savant n'avait rien fait d'autre qu'exposer son opinion (sans preuve) alors que l'autre s'est appuyé sur le Coran et la sounnah.

On ne doit donc pas se diriger vers la question posé qui affirme implicitement que chaque musulman doit apprendre la science au sens large du terme (tafsir, fiqh, hadith...) pour être capable de comprendre le coran et la sounnah.

 

Le questionneur :

« Si les deux savants présentent des preuves, comment juger entre l'un et l'autre ? »


Il ne lui est pas demandé de pouvoir le faire. 

Tu dois seulement faire un effort de réflexion (ijtihad) qui soit en accord avec tes capacités.

Tu es le plus à même de te juger, que tu sois un parfait illettré ou un étudiant en deuxième année, ou bien en maîtrise ou en doctorat ; Il y a plusieurs niveaux chez les gens, ce n'est pas parce qu'une personne à un diplôme en doctorat ou une maîtrise qu'il est un faqih ou un mouhadith, non, mais il a une culture générale qui lui permet de comprendre ce que lui expose le savant.

Ce docteur n'a rien à voir avec le parfait illettré. 

Si on expose à l'illettré les mêmes preuves qu'on a exposées au docteur, que doit-il faire ?

 

Il doit faire un effort de réflexion (ijtihad) , quel que soit cette effort, il doit correspondre à ses capacités.

L'ijtihad ici n'est pa
s un ijtihad scientifique
 (fî l'ilm). 

Exemple :

1) L'illettré est confronté à 2 savants, l'un est connu pour sa science et est pieux, tandis que l'autre, il ne le connaît pas.

Dans ce cas il n'a pas besoin de connaître le Coran et la Sounnah ; Son coeur se tranquilise dans le fait de suivre le savant connu et pieux.

2) Les 2 savants sont connus et sont pieux sauf que l'un est agés, il a vieilli dans la science, tandis que l'autre est jeune, son coeur se tranquilise en choisissant le 1er, etc

L'essentiel, comme je l'ai dit précédemment, est
qu'il fasse un effort de réflexion pour que son coeur se tranquilise et qu'il ne soit pas une personne indécise (sans opinion, qui ne tranche pas "i'mat". Il n'a pas besoin d'avoir de la science. et là, il a fait son devoir !

Les compagnons du prophète agissaient comme celà. Lorsqu'ils recevaient une fatwa provenant d'une autre personne que celles qu'ils avaient l'habitude de consulter, il la prenait en compte.

Mais la différence est qu'à 'époque les moyens de communication ne permettaient pas à la science de parvenir en un laps de temps bref, celà se comptait en années.

Et c'est pour cette raison qu'aujourd'hui nous avons ce problème : avant il se passait plusieurs années entre la réponse du premier savant et celle du deuxième, tandis qu'aujourd'hui, en un instant, tu as les avis provenant des quatre coins du monde.

Donc la solutionpour le commun des musulmans est ce que l'on a évoqiée auparavant.

(1) Traduction tirée d'une cassette.
(2) S11 V118-119
(3) S30 V31-32
(4) il veut dire qu'il ne fasse pas être un mouton qui suit n'importe qui mais qu'il faut utiliser son intelligence afin de distinguer le mal du bien.
(5) S16 V43

http://www.sounnah.free.fr/muslim_ordi_01.htm
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany
Publié dans : Méthodologie - المنهجية
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